La Malaisie a suspendu dimanche, après l’Indonésie samedi, l’accès à Grok, assistant d’intelligence artificielle du réseau social X, qui génère des contenus pornographiques, a déclaré l’autorité de régulation des technologies du pays.
Des images, réalisées en demandant à Grok de dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos, ont suscité une vague de protestations à travers le monde.
La Commission malaisienne des communications et du multimédia (MCMC) a indiqué dimanche dans un communiqué, « avoir ordonné une restriction temporaire de l’accès à l’intelligence artificielle Grok pour les utilisateurs en Malaisie », avec effet immédiat.
Un journaliste de l’AFP à Kuala Lumpur a tenté d’utiliser Grok dimanche qui ne répondait plus.
Dans le communiqué, la MCMC a évoqué « des contenus impliquant des femmes et des mineurs, malgré un contrat réglementaire préalable et des avis formels » adressés à la société X Corp. d’Elon Musk et à la start-up xAI qui a développé Grok.
L’autorité de régulation malaisienne a déclaré qu’elle jugeait les mesures de protection de X insuffisantes, ajoutant que l’accès ne serait rétabli qu’après vérification des modifications requises.
Selon la MCMC, X Corp. « n’avait pas su répondre aux risques inhérents à la conception et au fonctionnement de l’outil d’IA », s’appuyant « principalement sur des mécanismes de signalement initiés par les utilisateurs ».
L’Inde a un peu plus tôt dimanche affirmé que X avait retiré des milliers de contenus et supprimé des centaines de comptes accessibles dans le pays.
« Environ 3.500 contenus ont été bloqués et plus de 600 comptes effacés », a précisé sous couvert d’anonymat à l’AFP une source gouvernementale indienne.
Interpellé sur X par de nombreux utilisateurs scandalisés à travers le monde, Grok a répondu vendredi que la génération et l’édition d’images étaient « actuellement réservées aux abonnés payants », en invitant à « s’abonner pour débloquer ces fonctionnalités ».
Cette désactivation limitée a suscité l’indignation du Royaume-Uni, l’un des critiques les plus virulents d’Elon Musk.
Cette mesure « transforme simplement une fonctionnalité qui permet la création d’images illégales en un service premium », et constitue « une insulte aux victimes de misogynie et de violences sexuelles », a dénoncé un porte-parole du Premier ministre britannique Keir Starmer.
A Bruxelles, la Commission européenne a « pris note des dernières modifications » mais les a jugées insuffisantes.
Roland Lescure, ministre français de l’Economie a rappelé que la France avait « saisi la justice et continuera d’exiger des plateformes qu’elles respectent nos lois si elles veulent profiter de notre marché ».
str-lth/emp
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