A 40 jours de son envol pour l’espace, Sophie Adenot, la deuxième astronaute féminine française de l’histoire après Claudie Haigneré, s’est dit impatiente lundi de « repousser » ses « limites » pendant ses huit mois de mission sur la Station spatiale internationale (ISS).
Si tout se passe comme prévu, le 15 février elle décollera avec deux collègues américains et un russe vers l’ISS, trente ans après le premier vol dans l’espace de Claudie Haigneré en 1996.
Après deux ans et neuf mois d’entrainement, Sophie Adenot a donné sa dernière conférence de presse européenne avant son grand voyage au Centre européen de formation des astronautes (ESA) à Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne.
Sur le point de réaliser un rêve qu’elle a depuis ses dix ans, elle s’est dit à la fois « sereine », « concentrée » et « curieuse, car il y aura beaucoup d’incertitudes, comme pour toute mission ».
« Devenir astronaute, c’est repousser les limites », a-t-elle souligné. « Les missions spatiales ont vraiment repoussé les frontières de ce que l’on sait faire sur Terre ».
Comme le veut la tradition pour chaque astronaute avant une mission, l’astronaute a planté un arbre à Cologne. Symbole d’une exploration européenne au service de « la science » et des « futures générations », cet arbre, toujours un copalme ou liquidambar, rappelle aux astronautes « d’où nous venons et ce que nous avons la responsabilité de protéger », a-t-elle dit.
A 43 ans, Sophie Adenot suit les traces de son compatriote Thomas Pesquet sur la station spatiale placée en orbite basse autour de la Terre, où le Français, formé en 2009 comme elle partiellement à Cologne, a déjà effectué deux séjours.
Cette ingénieure et pilote d’essai d’hélicoptères a encouragé toutes les petites filles à poursuivre leur rêve si elles veulent devenir astronautes.
« Les femmes représentent 50% de la population, il n’y a pas de raison que l’on ne soit pas astronaute (…) Tout au long de ma formation, je n’ai jamais senti de différence (entre les hommes et les femmes) », a-t-elle dit, rejetant les « limites » en la matière.
« Les choses ont beaucoup changé en trente ans », a-t-elle ajouté en référence à la pionnière Claudie Haigneré, avec qui elle a été en contact tout au long de sa formation.
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