La société holding du conglomérat indien Tata a reporté mardi sa décision d’accorder un troisième mandat à son président Natarajan Chandrasekaran, témoignant de l’incertitude qui plane sur l’une des plus anciennes et des plus grandes entreprises du pays.
Tata Sons est le premier actionnaire du géant des services informatiques Tata Consultancy Services et de Tata Motors, propriétaire du constructeur automobile de luxe britannique Jaguar Land Rover.
Le mandat de son actuel président, Natarajan Chandrasekaran, 62 ans, doit s’achever en février 2027 et le conseil d’administration a différé mardi sa décision sur l’opportunité de le reconduire pour un nouveau mandat de cinq ans.
« J’ai recommandé que cela soit différé », a-t-il déclaré aux journalistes, interrogé sur sa reconduction, en ajoutant qu’il s’agissait d’une demande formulée par d’autres administrateurs.
Les médias locaux ont rapporté que ce report faisait suite à des désaccords au sein du conseil d’administration sur un éventail de questions, notamment les pertes financières de certaines sociétés du groupe.
Le quotidien Economic Times a indiqué que Noel Tata – le demi-frère de l’ancien patriarche de la famille, Ratan Tata, décédé en 2024 – avait posé plusieurs « conditions » à la reconduction de M. Chandrasekaran, parmi lesquelles la réduction des lourds investissements dans des activités commerciales plus risquées.
Noel Tata est également à la tête de Tata Trusts, un ensemble d’institutions philanthropiques qui détient 66% de Tata Sons mais ne joue aucun rôle direct dans le fonctionnement de l’immense conglomérat.
D’autres informations de presse indiquent que la direction de Tata Sons tranchera la question de la reconduction de M. Chandrasekaran lors de la prochaine réunion du conseil d’administration en juin.
Tata Sons n’a pas répondu aux sollicitations de de l’AFP. L’incertitude entourant la direction du conglomérat survient alors que Tata Group vient de traverser des périodes difficiles.
Le cours de Bourse de Tata Consultancy Services, la vache à lait historique du groupe, a chuté de près de 30% sur les 12 derniers mois, à cause du ralentissement de la demande mondiale et des menaces que représentent les solutions logicielles d’intelligence artificielle générative.
Par ailleurs, le pari coûteux du Tata Group d’acheter et de redresser Air India est aujourd’hui rendu difficile après un crash dévastateur l’an dernier.
Le 12 juin 2025, un Boeing 787 Dreamliner d’Air India à destination de Londres s’était écrasé peu après son décollage de l’aéroport d’Ahmedabad (ouest de l’Inde), tuant 241 des 242 personnes à bord et 19 au sol.
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