Logo ETI Quitter la lecture facile
Visuel AFP

AFP

Médicaments remboursés en France: paracétamol en tête, anticancéreux en coût

Posté le par AFP

Avec 27,2 milliards d’euros remboursés en 2024 pour les médicaments délivrés en officine, l’Assurance maladie fait face à une dépense de plus en plus concentrée sur certaines classes thérapeutiques et sur des traitements très coûteux.

– 41 boîtes remboursées par assuré –

Au total, 2,54 milliards de boîtes ont été remboursées entre juillet 2024 et juin 2025.

Cela représente le remboursement de 41 boîtes en moyenne (un chiffre stable par rapport à l’année 2023) pour un montant de 437 euros par assuré.

A partir de 80 ans, le nombre de boîtes remboursées croît nettement, avec 108 boîtes par an en moyenne, en raison de la polymédication des personnes âgées.

Le prix moyen d’une boîte de médicaments s’établit à 11,26 euros en 2025, les généralistes prescrivant majoritairement des médicaments peu onéreux (5,30 euros par boîte en moyenne).

Les médicaments de moins de 5 euros constituent, en 2024, 75% des volumes mais seulement 10% des dépenses.

« Il n’est pas question de mettre en place des quotas de prescription de médicaments », a affirmé Thomas Fatôme, directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie.

– 430 millions de boîtes de Paracétamol –

Le paracétamol reste de très loin le médicament le plus remboursé en France en volume, avec plus de 430 millions de boîtes délivrées à mi-2025, concernant environ 42,5 millions de patients.

Son faible prix unitaire limite toutefois son impact financier : il ne représente que 371,6 millions d’euros de dépenses pour l’Assurance maladie.

Le Doliprane est suivi par Zymad pour traiter les carences en vitamine D (71,5 millions de boîtes pour près de 22 millions de patients) et de l’antibiotique Clamoxyl (45 millions de boîtes).

Un texte est en cours de concertation du côté du ministère de la Santé pour limiter la délivrance en officine à deux boîtes d’antalgiques, selon l’Assurance maladie, pour répondre à « une logique de juste délivrance » et « dans l’intérêt de la santé publique ».

– Dépenses les plus fortes –

En 2024, les traitements anticancéreux représentaient ainsi 7,1 milliards d’euros (en ville et à l’hôpital), en hausse de 11,5% sur l’année.

Les antinéoplasiques, qui ralentissent ou stoppent le développement des tumeurs, enregistrent une hausse de près de 400% en dix ans des dépenses, à 3,35 milliards d’euros, suivis des immunosupresseurs, prescrits pour réduire ou bloquer les réactions immunitaires (3,04 milliards d’euros).

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2026 Agence France-Presse. »

Posté le par AFP


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

INSCRIVEZ-VOUS
AUX NEWSLETTERS GRATUITES !