Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, a exposé mercredi son « plan de bifurcation écologique », qui entend municipaliser la gestion des Vélib’, créer un « service public » du vélo et stopper la construction de bureaux.
« La Ville de Paris va être confrontée à des températures pouvant atteindre 50 degrés en période de chaleur », a-t-elle déclaré sur sa chaîne YouTube, estimant que la capitale, « malheureusement, n’est pas adaptée à ces prévisions de fortes chaleurs ».
L’Insoumise entend faire passer de 11% à 25% la part des déplacements à vélo, ce qui passe par la sécurisation des 200 carrefours les plus dangereux de la capitale ainsi que des pistes cyclables.
Elle souhaite créer un « service public du vélo » reprenant la gestion du service de vélos en libre-service Vélib’, actuellement confiée au privé.
« On reprend la main pour déployer plus de Vélib’, pour avoir des prix plus accessibles et pour développer le réseau avec les villes limitrophes », a expliqué l’ex-conseiller écologiste de Paris Emile Meunier, rallié à Mme Chikirou.
Cela permettra selon lui de « développer des écoles du vélo dans chaque arrondissement » et de proposer un service de réparation.
« On ne lâche pas l’objectif européen d’en terminer avec les véhicules thermiques », a par ailleurs précisé M. Meunier, reconnaissant qu’il s’agit d’un « gros travail ».
Sophia Chikirou entend instaurer une « règle verte communale », avec un moratoire sur la construction de bureaux et un objectif de 200 hectares d’espaces verts d’ici 2032.
« On stoppe les cinq grands projets immobiliers qui sont à l’étude (…) pour pouvoir créer à la place cinq grands parcs, ce qui représente 45 hectares de nature supplémentaire », a-t-elle indiqué, annonçant 208 millions d’euros d’investissements supplémentaires pour la première année.
Sophia Chikirou souhaite aussi accélérer le rythme de la rénovation énergétique des logements sociaux pour passer de 5.000 à 8.000 logements rénovés par an.
L’ex-conseiller écologiste Jérôme Gleizes a lui insisté sur le contrôle de l’extinction des lumières, notamment pour les enseignes de luxe, et sur la « réduction drastique des publicités numériques ».
« Nous voulons créer une société publique de production d’énergie renouvelable, Energie de Paris, sur le modèle d’Eau de Paris », a-t-il ajouté, assurant que « grâce à ce contrôle public, la Ville a réussi à baisser le prix de production de l’eau et à augmenter l’investissement ».
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