Un jeune homme a été mis en examen vendredi pour son implication présumée dans le piratage massif de données de la Fédération française de tir (FFTir), utilisées pour dérober des armes en France, a indiqué le parquet de Paris.
Interpellé en début de semaine, ce jeune suspect, né en France en décembre 2007 et demeurant à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), a été mis en examen pour « détention sans motif » de dispositif « pour une atteinte frauduleuse aux données d’un système de traitement automatisé » et « entrave » d’un tel système. Il est également poursuivi pour « blanchiment ».
Mis en examen pour des faits commis notamment pendant sa minorité, il a été placé sous contrôle judiciaire, avec entre autres l’obligation de verser un cautionnement de 2.000 euros.
Les investigations se poursuivent sous la direction des juges d’instruction, en particulier autour d’autres complices présumés et d’acheteurs de ces données, comme l’avait développé jeudi le parquet.
La cyberattaque visant la FFTir avait été suivie d’agressions et de vols d’armes à feu au préjudice de plusieurs adhérents à la FFTir en différents points du pays.
Le jeune homme est soupçonné « d’être une des personnes ayant participé à la fuite et à la revente de ces données par le biais de Telegram et sur des forums de cybercriminels », avait précisé jeudi le parquet.
Il avait été interpellé par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris.
Le weekend des 18 et 19 octobre, les données personnelles de 250.000 actuels et 750.000 anciens adhérents de la FFTir (numéro de licence, état civil, adresse postale, mail et numéro de téléphone) avaient été piratées.
Ces données ont été utilisées pour commettre des vols par effraction ou par usage de fausse qualité (faux policier, par exemple, ndlr) au cours desquels des armes ont été dérobées, avait déjà exposé le parquet de Paris en fin d’année.
Deux pistolets ont été dérobés chez un tireur sportif à Limoges, après un vol similaire à Nice et une tentative à Paris dans le cadre de cette affaire, avait précisé à l’AFP une source policière fin novembre.
La fédération avait appelé ses licenciés à « la plus grande vigilance », rappelant que les forces de l’ordre devaient prévenir les particuliers par courrier avant de se présenter à leur domicile pour vérifier les conditions de stockage de leurs armes autorisées.
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