Les véhicules tout électriques ont représenté en 2025 un quart des ventes au Royaume-Uni, atteignant un volume record de près d’un demi-million d’unités, dans un pays en pointe dans la suppression progressive des véhicules thermiques, selon des chiffres mardi de l’industrie automobile britannique.
Quelque 473.340 véhicules électriques ont été vendus l’an passé, en hausse de 23,9%, ce qui positionne le Royaume-Uni comme le deuxième marché européen en volume, souligne l’association sectorielle SMMT dans un communiqué.
L’Allemagne a aussi enregistré un record mardi, devançant le Royaume-Uni, avec 545.000 voitures 100% électriques immatriculées l’an dernier.
Au Royaume-Uni, si l’on ajoute les voitures hybrides et hybrides rechargeables, les véhicules électrifiés représentent près de la moitié des ventes l’an passé.
Le Royaume-Uni s’est fixé l’objectif d’interdire la vente de véhicules thermiques neufs en 2030 (2035 pour les hybrides), ce qui le place parmi les pays les plus ambitieux en la matière -surtout après la décision mi-décembre de l’Union européenne de prolonger la vente de voitures thermiques neuves au-delà de l’objectif initial de 2035.
« La divergence entre le Royaume?Uni et le marché bien plus vaste à sa porte s’accentue », s’inquiète le SMMT dans son communiqué, qui souligne que « l’objectif de ventes zéro émission » du pays « exigera l’année prochaine que les (véhicules tout électriques) représentent une voiture neuve sur trois ».
L’industrie regrette qu’un quart seulement des modèles soient éligibles à la prime britannique à l’achat des véhicules électriques et s’en prend aussi à l’annonce d’une taxe kilométrique à partir de 2028, qui « envoie un message déroutant aux consommateurs ».
Dans l’ensemble, 2,02 millions de véhicules ont été immatriculés en 2025 dans le pays, soit une hausse de 3,5% sur un an. Les ventes de voitures diesel (-15,6%) et essence (-8%) sont sans surprise en baisse.
L’année a notamment été marquée par la violente cyberattaque en septembre contre Jaguar Land Rover, qui a contraint le constructeur britannique à suspendre sa production durant un mois.
Ses ventes mondiales ont chuté sur le troisième trimestre (octobre à décembre) de son exercice décalé: -43,3% pour les ventes aux concessionnaires et -25,1% pour les ventes au détail par rapport à l’an passé.
Ce recul s’explique notamment par « le temps nécessaire pour distribuer les véhicules à l’échelle mondiale après la reprise de la production », mais aussi « l’augmentation des droits de douane américains », a souligné l’entreprise lundi dans un communiqué.
zap/pml/abx
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