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La méthode analytique
Qualité et assurance qualité en chimie analytique
P280 v1 Archive

La méthode analytique
Qualité et assurance qualité en chimie analytique

Auteur(s) : Maurice LEROY, Anne BOOS, Eddie A. MAIER, Bernard GRIEPINK

Date de publication : 10 déc. 1997

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1 - De l’expression des besoins aux résultats

2 - Mise en place d’un système qualité

  • 2.1 - Responsabilités, motivations et gestion du personnel
  • 2.2 - Structure et répartition des responsabilités
  • 2.3 - Manuel d’assurance qualité
  • 2.4 - Comité d’assurance qualité
  • 2.5 - Personnel
  • 2.6 - Infrastructure, fournitures et équipement

3 - La méthode analytique

4 - Comment atteindre la justesse

5 - Échantillonnage et manipulation des échantillons

  • 5.1 - Stratégie d’échantillonnage
  • 5.2 - Techniques d’échantillonnage
  • 5.3 - Enregistrement
  • 5.4 - Sous-échantillonnage

6 - Rapport et archivage

7 - Aspects réglementaires de l’assurance qualité et du contrôle qualité

  • 7.1 - Évaluation des laboratoires
  • 7.2 - Certification du personnel
  • 7.3 - Normalisation

8 - Conclusion

Sommaire

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Auteur(s)

  • Maurice LEROY

  • Anne BOOS : École européenne de chimie des polymères et des matériaux - Laboratoire de chimie analytique et minérale (Strasbourg)

  • Eddie A. MAIER

  • Bernard GRIEPINK : Commission européenne (Bruxelles)

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INTRODUCTION

La majorité des données permettant d’accéder à la composition et aux propriétés, et donc à la qualité des matériaux ou produits manufacturés, sont fournies par la chimie analytique. Ce domaine essentiel de la chimie permet également de suivre le procédé de fabrication et d’évaluer l’impact sur l’environnement des sous-produits et des déchets. Par ailleurs, les analyses sont un des supports pour la prise de décisions dans le domaine de la protection de notre environnement.

Il est difficile d’estimer avec précision l’impact réel des mesures et de leur qualité dans tous les domaines sociaux et économiques. Certains auteurs ont essayé de donner des chiffres en s’appuyant sur l’importance des mesures réalisées en chimie industrielle et pharmaceutique. Hertz a estimé que, en 1988, 250 millions d’analyses chimiques ont été réalisées chaque jour aux États-Unis. Environ 10 % de ces mesures (25 millions par jour !) ont dû être répétées, entraînant ainsi un surcoût de 5 milliards de dollars par an. Dans les industries où la qualité des produits est directement liée à la composition chimique, 30 % des analyses doivent être contrôlées par une deuxième analyse. Quinn a confirmé ces chiffres dans un audit du Bureau communautaire de référence ; au moins 5 % du produit national brut des pays développés occidentaux sont consacrés à la totalité des mesures. Ces chiffres ne prennent pas en compte les effets possibles de résultats erronés (fermeture d’usines, problèmes de gestion des déchets, rejet des produits), ni les effets sur la santé de l’homme d’accidents industriels tels que Seveso en Italie, Times Beach aux États-Unis, Tchernobyl en Ukraine, Minamata au Japon. L’absence de contrôle des matériaux et des services induit, par manque de connaissances, un impact économique négatif probablement encore plus grand. Les effets de cette méconnaissance liée au manque de données nous amènent souvent à des révisions coûteuses de nos certitudes, de nos décisions ou de nos attitudes.

Tout cela met en lumière l’importance des analyses chimiques, mais aussi la nécessité de mettre en place des règles pour améliorer et pour garantir la qualité de ces mesures à leurs utilisateurs (le mot utilisateur devant être pris au sens large en incluant l’utilisateur d’un laboratoire d’analyse, son collègue d’un laboratoire de recherche, mais aussi les autorités, la police, la justice..., c’est-à-dire toute personne réclamant une réponse analytique).

Le lecteur désirant de plus amples renseignements sur le nombre d’analyses effectuées ainsi que sur leur impact économique pourra consulter les références [15] et [16] en documentation.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-p280

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3. La méthode analytique

La méthode analytique est le premier outil dont l’analyste a besoin pour remplir sa tâche. Elle doit être parfaitement adaptée au but recherché. De ce fait, l’analyste doit montrer la fiabilité de la méthode et identifier toutes les sources d’erreurs possibles qui peuvent nuire à ses performances. Cette étude préliminaire est appelée validation de la méthode analytique.

3.1 Choix de la méthode

Une fois que l’analyste a correctement posé le problème à résoudre, il doit choisir une procédure analytique adaptée. Le choix et le développement de la procédure s’appuieront sur l’expérience de l’analyste et de ses collègues et sur la consultation de la littérature scientifique.

Toutes les méthodes analytiques peuvent se décomposer en une succession d’étapes :

  • échantillonnage, stockage et conservation d’un matériau représentatif ;

  • prétraitement d’une partie de l’échantillon pour la détermination ;

  • étalonnage ;

  • quantification finale ;

  • calculs et présentation des résultats.

La mise au point d’une méthode consiste à choisir des étapes individuelles, à les rendre compatibles et à contrôler la fiabilité des résultats auxquels la méthode aboutit. Or les données obtenues ne seront fiables que si elles sont à la fois justes et reproductibles.

La reproductibilité est obtenue en minimisant les erreurs aléatoires, tandis que la justesse est atteinte lorsque les erreurs systématiques ont été éliminées.

Encadré 2 – Validation de la méthode analytique : définitions (1)

Erreur aléatoire (random error) : composante de l’erreur d’une mesure qui, au cours de plusieurs mesurages d’une même mesurande, varie de façon imprévisible [4].

Erreur systématique (systematic error) : composante de l’erreur d’une mesure qui, au cours de plusieurs mesurages d’une même mesurande, reste constante ou varie de façon prévisible [4].

Mesurande : valeur soumise à un processus de mesure.

Répétabilité : étroitesse d’accord entre les résultats des mesurages d’une...

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