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Nouvelle géopolitique du gaz naturel
Une nouvelle géopolitique de l’énergie
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Nouvelle géopolitique du gaz naturel
Une nouvelle géopolitique de l’énergie

Auteur(s) : Jean-Pierre FAVENNEC

Date de publication : 10 janv. 2019 | Read in English

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RÉSUMÉ

La géopolitique de l’énergie est tout d’abord une géopolitique du pétrole.En effet, l'essentiel des transports dépend des produits pétroliers. Or les ressources en pétrole sont très inégalement réparties : le Moyen-Orient dispose de plus de 50 % des réserves prouvées alors que l’Europe et l’Asie, gros consommateurs ont pratiquement épuisé leurs réserves. Le gaz naturel peut aussi être une source de tensions comme le montrent les problèmes soulevés par les approvisionnements de l’Europe en provenance de Russie. Des enjeux géopolitiques peuvent également naître autour de l’électricité. ,Bien entendu la transition énergétique, le passage à des énergies « décarbonées » qui sera très progressif modifie les stratégies des acteurs

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Auteur(s)

INTRODUCTION

L’énergie fut longtemps fournie en majorité par la force des animaux et des hommes, la combustion du bois, puis par les moulins à eau et à vent. Jusqu’au XVIII e siècle et à l’invention de la machine à vapeur et à l’utilisation du charbon, l’énergie était consommée à proximité de sa production, il n’y avait donc pas d’enjeux géopolitiques. Ces enjeux sont restés limités avec le charbon dans la mesure où les gisements sont assez bien répartis et où seuls quelques pays en faisaient une consommation substantielle

À l’inverse, l’utilisation massive du pétrole à partir du début du XX e siècle va très vite poser le problème du contrôle des ressources d’or noir. 95 % des transports routiers, aériens et maritimes sont réalisés en utilisant des produits pétroliers et la guerre repose sur l’utilisation d’essence, de gazole, de carburéacteur, de fuel-oil. La géopolitique de l’énergie a longtemps été une géopolitique du pétrole. Plus récemment, le gaz naturel et très récemment l’électricité ont conduit à des tensions entre pays.

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https://doi.org/10.51257/a-v1-be8519

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7. Nouvelle géopolitique du gaz naturel

L’apparition des gaz non-conventionnels et leur développement très rapide aux États-Unis ont totalement bouleversé le paysage de l’industrie du gaz. Au début du siècle, on s’attendait aux États-Unis à des importations représentant, vers 2010, la moitié de la consommation du pays. Les importations, à l’exception d’une fraction non négligeable mais limitée en provenance du Canada, devaient être réalisées par gaz naturel liquéfié. Des terminaux de regazéification ont été construits. Conçus pour traiter des dizaines de milliards de mètres cubes par an, ils n’ont jamais fonctionné à plus de 15 ou 20 % de leur capacité car le développement des gaz non conventionnels a entraîné un renversement total de situation.

Dès 2011, la compagnie américaine Chénière annonce qu’elle va exporter du gaz naturel liquéfié à partir d’un terminal – Sabine Pass. Ce terminal, initialement conçu pour l’importation a été modifié pour permettre l’exportation de gaz naturel liquéfié. De nombreux projets ont suivi. Bien entendu, ils seront alimentés par du gaz de schistes.

La première conséquence de cette explosion – sans jeu de mots – de la production de gaz naturel est l’éclatement du marché du gaz. Traditionnellement, le marché du gaz recouvre trois régions bien distinctes – les marchés nord-américain, européen et asiatique – du fait en particulier du coût de transport très élevé du gaz par rapport à son prix FOB (prix sur le lieu de production avant transport, Free on Board).

  • Le marché américain, dont la production (Canada plus États-Unis) est proche des lieux de consommation est réalisée par une multitude de producteurs, se caractérise par une compétition « gas-to-gas » – sans indexation rigide au prix du pétrole – et un prix plus bas que sur les deux autres grands marchés européen et asiatique. L’arrivée massive de gaz non conventionnel a fait plonger le prix du gaz aux États-Unis qui ne dépasse plus guère, depuis de nombreux mois, 3 $ par MBTU (millions de British thermal units  ), l’unité traditionnelle de mesure du gaz. C’est le prix au Henry Hub, référence pour le prix du gaz aux États-Unis et maintenant dans le monde. Le Henry Hub est localisé en Louisiane ; c’est un centre important d’arrivée et de départ de gazoducs. Le prix de $3/MBTU est sans doute d’ailleurs insuffisant pour assurer la rentabilité de l’exploitation des gaz de schiste. On considère...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) -   *  -  BP Statistical review, juin 2018.

  • (2) - International Energy Agency -   *  -  Key World Energy Statistics, 2017.

  • (3) - MORSE (E.L.) -   Energy 2020 North America, the new middle east ?  -  Citi GPS : Global Perspectives & Solutions, mars 2012.

  • (4) - FAVENNEC (J.P.) -   Geopolitics of Energy.  -  Cyan, 2017.

  • (5) - BARRÉ (B.), MÉRENNE (B.) -   Atlas des énergies mondiales.  -  SCHOUMAKER – Autrement, 2015.

  • (6) - SÉBILLE-LOPEZ (P.) -   *  -  Géopolitiques du pétrole, Armand Colin, mars 2016.

  • (7)...

ANNEXES

  1. 1 Organismes

    1 Organismes

    IAE International Energy Agency https://www.iea.org

    EIA/DOE Energy Information Administration – Department of Energy https://www.eia.gov

    OPEC Organisation of Petroleum Exporting Countries https://www.opec.org

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