Àl’instar de la plupart des secteurs agroalimentaires, les industries vinicoles génèrent des eaux résiduaires à forte charge organique biodégradable. Grâce aux traitements d’épuration mis en place, la pollution organique des eaux est maintenant bien maîtrisée. Par contre, les nuisances olfactives engendrées par les effluents constituent l’une des problématiques environnementales actuelles des industries vinicoles mais aussi de nombreuses IAA.
D’après le Code de l’environnement, les nuisances olfactives sont définies comme une pollution atmosphérique (pollution olfactive). Les impacts des nuisances olfactives se manifestent à différents niveaux et revêtent une grande importance économique et sociétale : gêne des riverains allant jusqu’à des plaintes et conflits, frein à l’urbanisation et dépréciation du foncier, entrave au développement d’activités touristiques, dévalorisation de la démarche « qualité » des entreprises et parfois remise en cause de la pérennité de l’activité industrielle.
La production vinicole française
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, la première au plan mondial, comprend deux secteurs qui se distinguent par leurs activités ainsi que par la nature des résidus :
les caves de vinification et le négoce engendrent les effluents vinicoles, environ 6 millions de m
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/an, et des coproduits (marcs et lies) ;
les distilleries vinicoles transforment ces coproduits en alcool, eaux-de-vie, tartrate de calcium, colorants, composts… et produisent des eaux résiduaires : vinasses de distilleries.
Bien que la plupart des voies de traitement aient été appliquées aux effluents vinicoles : épandage, épuration biologique aérobie (boues activées, lagunage aéré, stockage aéré), digestion anaérobie, concentration thermique, distillation-évapo-concentration, évaporation naturelle, certaines s’avèrent plus adaptées à la nature des effluents, au rythme et au contexte d’activité.
Ainsi, le traitement par évaporation naturelle est très répandu, notamment en région méditerranéenne. Pour les autres traitements, le stockage préalable des effluents est nécessaire afin d’écrêter les surcharges, d’assurer la montée en régime des traitements biologiques ; il est obligatoire, dans le cas de l’épandage, pour pallier les périodes défavorables (pluies, gel).
Le stockage d’effluents riches en matières organiques conduit inévitablement au développement de micro-organismes anaérobies qui forment, par fermentations, les composés malodorants. Les acides gras volatils (acides propionique, butyrique, valérique, caproïque…)...