La réglementation environnementale regroupe l’ensemble des textes
dans le domaine de l’environnement. Elle puise ses sources aux niveaux
supranational et national. De nombreux acteurs interviennent pour
définir les principes de cette réglementation, la mettre en œuvre
et contrôler son respect. Elle se caractérise enfin par son approche
sectorielle : l’eau, l’air, le bruit, les déchets, les sites et sols
pollués, l’énergie, la santé, les produits chimiques, la biodiversité,
le paysage, les transports…
La variété des sources, des acteurs et des domaines d’intervention
a conduit certains auteurs à écrire dans les années 1990 que la réglementation
environnementale relevait davantage d’un « droit carrefour » ou « droit
patchwork » (Pierre Lascoumes, Gilles J. Martin, « Des droits épars
au code de l’environnement », Droit et société 1995). Au fil des années,
la réglementation environnementale en France est cependant progressivement
passée d’une simple juxtaposition de règles à une réglementation autonome
possédant son propre code et des principes fondamentaux. Cette réglementation
trouve sa source dans la réglementation européenne, ainsi que dans
certains traités internationaux signés et ratifiés par la France.
Afin de pallier les difficultés de sa sectorisation, les exploitants
des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)
bénéficient d’une approche intégrée qui leur permet d’appréhender
globalement les problématiques environnementales. Cette approche ne
résout pas cependant toutes les difficultés générées par la profusion
des textes environnementaux.