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Emploi des ingénieurs : les secteurs porteurs en 2011

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Certains secteurs d’activité résistent mieux que d’autres à la crise. Alors que l'automobile est durement touché par la crise, l'énergie promet de recruter massivement à l’avenir. Pour les jeunes diplômés d'école d'ingénieur, mieux vaut viser ces secteurs plein d’avenir ou en pleine croissance, à condition toutefois de faire preuve de flexibilité. Tour d’horizon des secteurs et des fonctions qui recrutent en 2011.

Les secteurs porteurs :

  • Énergie

Sans aucun doute, le secteur le plus porteur pour les années à venir. Industrie pétrolière, gaz, électricité, nucléaire… La France se place en première position mondiale dans ces secteurs, dont les embassadeurs sont EDF, Véolia, Areva, GDF-Suez Pour les grands énergéticiens, les recrutements principaux se font sur des postes liés à l’exploitation et à la maintenance, surtout depuis l’ouverture à la concurrence. Concernant le nucléaire, les profils mécaniques pour l’ingénierie des réacteurs ou les métiers de la sûreté nucléaire sont recherchés.

Même en temps de crise, ces entreprises ont continué à recruter, car ces projets sont essentiellement  pensés sur du long terme. 20 à 30 % des ingénieurs sont attirés par ce secteur qui connaît toutefois une pénurie. Les salaires sont plutôt élevés, entre 60 000 euros brut par an et 90 000 euros brut en fin de carrière.

Profils recherchés : production, gestion de projets, géologue, géophysicien, spécialiste des installations électriques, ingénieur procédés, pétrochimiste, expert de la planification et du contrôle des coûts, etc.

Les énergies renouvelables (éolien, biomasse, etc.) représentent un secteur en pleine croissance. L’éolien offshore, selon Nicolas Leroy, devrait concentrer le plus gros des recrutements. Quant au photovoltaique, il subit actuellement de plein fouet la réduction des aides de l’État. Le secteur des énergies renouvelables est essentiellement constitué de PME, où les salaires sont nettement inférieurs à ceux des grands groupes.

  • Environnement

Avec le développement des filières vertes, l’environnement et le développement durable ont la cote. Autre domaine qui recrute : l’eau et le traitement des déchets.

Profils recherchés : hydraulicien, chimiste, ingénieur d’études, technico-commercial

  • Travaux Publics et génie Civil

Construction, rénovation ou maintenance de bâtiment, réseau routier et ferroviaire, ouvrages d’art, ingénierie… Après avoir fortement souffert de la conjoncture ces deux dernières années, le BTP repart à nouveau. Une main d’œuvre qualifiée est hautement recherchée. Les spécialités HQE (Haute Qualité Environnementale) sont très demandées et le seront encore plus à l’avenir, de même que les experts en climatisation, électricité ou mécanique.  Les grands groupes comme Vinci, Bouygues, Razel ou Sade, présents également à l’étranger, sont ceux qui recrutent le plus.

Profils  recherchés : conducteur de travaux, expert en climatisation, électricité ou mécanique, géomètre, ingénieur études de prix, spécialiste de la production de matériaux, ingénieur structure, ingénieur recherche et développement sur les produits et techniques, ingénieur en conception-maintenance, etc.

  • Finance / Banque

Un des secteurs les plus porteurs en termes d’embauche et de salaires. En salle des marchés, le salaire moyen avoisine les 100 à 150 000 euros, hors prime et bonus. Selon le CNISF (Conseil National des Ingénieurs et Scientifiques de France), l’ingénieur en finance est payé 60 % de plus que ceux ayant choisi un autre secteur. Ce n’est pas un hasard si 20 % des polytechniciens choisissent de s’orienter vers cette filière. Quant aux ingénieurs de moins de 30 ans, ils peuvent espérer un salaire annuel brut médian de 41 000 euros.

Profils recherchés : gestion des actifs (finance), ingénieur en mathématiques appliquées (banque), analyste financier

  • Conseil

Les sociétés de conseil, et en particulier conseil en stratégie d’entreprise, sont avides d’ingénieurs.

Profil recherché : ingénieur généraliste issu d’une école du groupe A (les mieux cotées) avec spécialisation en gestion et une expérience en management.

  • Informatique et télécoms

Les nouvelles technologies recrutent toujours autant, que ce soit les réseaux, la programmation ou les télécoms. Les sociétés de services informatiques et le conseil recrutent en masse. En 2009, le salaire moyen était de 65 000 euros brut par an. C’est l’un des secteurs où les salaires sont les plus élevés, surtout pour les profils hautement qualifiés.

Profils recherchés : ingénieur développement, chef de projet (à la fois expert technique et manager), ingénieur et technicien en informatique industrielle, architecte des systèmes d’information, ingénieur réseaux, ingénieur sécurité, administrateur de base de données

 

Les secteurs les moins porteurs à l’heure actuelle :

  • L’automobile a subi de plein fouet le contrecoup de la crise économique. Le secteur se relève doucement, mais à moyen terme il ne devrait plus rester beaucoup d’opportunités en France, pour cause de délocalisations croissantes.
  • L’aéronautique /aérospatiale. Le secteur fonctionne sur des projets à long, voire très long terme : vous ne redimensionnez pas un avion ou une fusée tous les deux ans. D’où un faible taux de turn over, et, du coup, des salaires qui ont du mal à grimper.
  • La chimie (hors chimie du pétrole très porteuse), marche au ralenti depuis plusieurs années. Le nombre de postulants y est supérieur au nombre de places offertes.
  • L’agriculture / agroalimentaire. De secteurs toujours porteurs en termes d’embauche, mais traditionnellement assez peu payants.

 

S’adapter à la crise

L’adaptabilité et la souplesse sont de mise en période de crise. N’hésitez pas à élargir votre champ de recherche à des secteurs plus porteurs et à vous réorienter. Si vous ne trouvez vraiment pas de poste, pourquoi ne pas envisager de poursuivre votre formation pour acquérir des compétences supplémentaires : mastère, MBA. Dans un contexte où l’insertion des ingénieurs est rendue plus difficile qu’avant, les jeunes ingénieurs sont presque trois fois plus nombreux qu’avant à poursuivre leurs études (9,9 %). Le simple savoir technique ne suffit plus aujourd’hui. Les candidats privilégiés sont souvent ceux, qui en plus de leur formation d’ingénieur, ont acquis des connaissances en management. Sinon, pensez aussi à un poste de VIE (Volontaire International en Entreprise), un cursus complet ou un premier job à l’étranger, une expérience dans une ONG… Vous y améliorerez votre niveau de langues et bénéficierez d’une ouverture à l’international, très recherchée aujourd’hui par les recruteurs.

 

Embellie pour les cadres

Après une longue période d’inertie, le marché de l’emploi cadre semble retrouver son dynamisme depuis 2010. Une tendance confirmée en ce début d’année 2011. Selon une étude de l’Apec de 2010 :

  • 31 % des entreprises prévoyaient de recruter des cadres dans la finance au quatrième trimestre 2010 ;
  • 29 % en services techniques (qualité, achats, logistique, sécurité) ;
  • 25 % en production, chantier ;
  • 21 % en informatique ;
  • 20 % en études techniques ;
  • 18 % en recherche et développement.

 

Les ingénieurs qui perçoivent de très hauts salaires

C’est dans le secteur tertiaire que la fréquence des hauts salaires est la plus forte. C’est particulièrement vrai en 2007, quand le tertiaire en rassemblait les deux tiers.

En 2009, les ingénieurs qui travaillent dans le secteur de la finance sont près de cinq fois plus représentés dans les 1 % des salaires les plus élevés que dans la population totale (22,5 % contre 4,7 %).

La composition de la tranche des 1 % les mieux payés a évolué de 1998 à 2009. Ainsi, la part des ingénieurs travaillant dans la finance a fortement augmenté de 1998 à 2007, puis a diminué en 2009, du fait de la crise.

Parmi les autres secteurs parmi lesquels se rencontre une proportion notable d’ingénieurs à très hauts salaires, l’industrie chimique (6,1 % du total en 2009) et les SSII (7,9 %) peuvent aussi être mentionnés.

Répartition des 1 % des ingénieurs les mieux payés par secteur d’activité, en %
Secteur 1998 2007 2009
Base 135 208 280
Agriculture, sylviculture et pêche 0,7 0,0 0,4
Industrie chimique 8,9 2,4 6,1

Métallurgie et fabrication de produits

métalliques (sauf machines

et équipements)

1,5 1,9 4,6
Industries extractives 0,0 0,0 4,3

Fabrication de matériels de transport,

aérospatial

2,2 4,8 4,3

Fabrication de produits informatiques,

électroniques et optiques

8,2 4,3 3,9

Fabrication de machines, équipements,

armements

5,2 1,4 3,6

Fabrication de denrées alimentaires,

de boissons et tabac

2,2 1,9 3,2

Production et distribution d’électricité,

de gaz, de vapeur et d’air

0,7 0,0 2,9
Industrie pharmaceutique 0,0 1,4 2,1
Autres industries 6,7 11,1 5,0
Sous-total industrie 35,6 29,3 40,0
Construction 4,4 3,4 5,7
Activités financières et d’assurance 17,8 54,8 22,5

Services informatiques et services

d’information

0,7 4,3 7,9
Télécommunications 0,7 2,9 3,9

Activités d’ingénierie, de contrôle

et d’analyses techniques, etc.

3,0 1,0 3,2
Transports et entreposage 0,0 0,0 2,9
Autres activités de services 34,1 4,3 13,6
Sous-total tertiaire 56,4 67,3 53,9
Total 100 100 100

Source : Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF), enquête 2010 sur la situation des ingénieurs diplômés français

 

C.H.

 

(Sources : www.ingenieurs.com ; www.reussirmavie.net ; www.cadremploi.fr)

 

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