Logo ETI Quitter la lecture facile

Revue du Web : Japan Edition

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Toutes les deux semaines, la rédaction vous propose quelques vidéos glanées sur la Toile, présentant un intérêt scientifique certain, en lien – ou non – avec l'actualité des sciences. Certaines sont étonnantes, d'autres franchement loufoques.

Cette semaine, une revue du Web un peu particulière, venant célébrer le Japon, son excellence et sa culture parfois… délicieusement décalée : 

  • Tuttuki Bako, un jeu électronique sans arrière-pensées ; 
  • Hebocon, duel au sommet entre les pires robots de la planète ; 
  • « White Goat », le mastodonte du papier recyclé, du bureau aux toilettes ; 
  • La cuisine facile et rapide, avec le canon à crevettes ; 
  • Le gadget (inutile?) de la semaine : un (petit) coup de pouce pour tenir votre smartphone ;
  • Et en bonus cette semaine  : le long courrier camouflage, aux couleurs de R2D2.

Tuttuki Bako, un jeu électronique sans (aucune) arrière-pensées : 

Pas de chichi, débutons cette Revue du Web consacrée au Japon avec Tuttuki Bako, un petit boîtier coloré développé par le géant japonais du jouet Bandai. A première vue, Tuttuki Bako semble n’être rien de plus qu’une petite horloge flashy, sans grand intérêt. Erreur ! Si le boîtier fournit effectivement l’heure – et peut accessoirement servir de réveil matin – ce ne sont pas ces fonctionnalités sur lesquelles nous allons nous pencher. Le bouton en façade permet de changer de mode… un mode ô combien plus intéressant. Derrière le réveil se cache en fait… le meilleur jouet électronique du monde.

Car il n’y a ni manette, ni bouton de contrôle ou joystick, tout se concentre au niveau du trou situé sur le côté droit du boîtier, et c’est le doigt du joueur qui va servir de moyen de contrôle, jusqu’à apparaître grossièrement pixelisé sur l’écran à cristaux liquides ! Les six centimètres de profondeur du trou (pour 24 millimètres de diamètre) hébergent un petit contingent de capteurs de mouvement, permettant de détecter l’intrus et de le modéliser – presque – en temps réel sur l’écran, faisant de Tuttuki Bako un maillon tangible de la grande histoire de la réalité augmentée.

Le menu nous laisse le choix entre essayer de faire éternuer une fille, aider un panda à faire de la balançoire, faire rebondir une substance visqueuse ou encore se battre contre un petit personnage féru de karaté. On vous laisse maintenant admirer le clip de présentation, réalisé puis monté sans arrière-pensées.

Hebocon, duel au sommet entre les pires robots de la planète : 

Fin 2014, un événement sans commune mesure s’est tenu en marge de la 18ème édition du festival Japan Media Arts. Si vous ne jurez que par les robots dernier cri, passez votre chemin. Hebocon est un tournoi organisé pour tous les bras cassés de l’électronique ainsi que pour tous les derniers de la classe en robotique et en programmation, où trente-et-un des pires robots ayant jamais foulé le sol japonais ont pu s’affronter dans des combats à mort. Des duels au sommet où non seulement les participants furent encouragés à jouer la carte du low-tech pour leur poulain, mais où chaque fonctionnalité un tant soit peu high-tech entraînait une pénalité. Les trente-et-un participants se sont de fait creusés les méninges pour pallier leur manque évident de savoir-faire.

Sur le modèle des combats de sumotoris, les pires robots querelleurs ont donc fait parler la poudre dans des affrontements à l’issue plus ou moins hasardeuse. Difficile de miser tous ses jetons sur le robot Barbie karatéka hélicoptère plutôt que sur le robot cloporte, sur le robot « Amazing quick floor » (un morceau de carton posé sur deux mini jeeps téléguidées, favori du tournoi) plutôt que sur la boite de mouchoirs montée sur vibromasseurs. Sans oublier le fabuleux robot qui secoue de la soupe lyophilisée, ainsi que le robot… enregistreur. L’amusement prend vite le dessus sur la compétition, qui se transforme peu à peu en une célébration joyeuse de la nullité assumée.

« White Goat », le mastodonte du papier recyclé, du bureau aux toilettes : 

Recycler du papier de bureau en papier toilette : l’idée de départ de la société japonaise Oriental semblait plutôt bonne. Pourtant, leur poulain, « White Goat » de son petit nom, cumule les tares. La bête se nourrit donc de papier bureau standard (compter quarante feuilles) qu’elle digère pendant une demi-heure, puis qu’elle régurgite sous la forme d’un bon vieux rouleau de papier toilette tout frai, tout neuf. L’imposante machine broie d’abord les feuilles, puis les dissout dans l’eau avant d’affiner la pulpe obtenue, puis de la sécher et de l’enrouler autour d’un cylindre en carton. D’après Oriental, le coût de revient d’un rouleau serait d’environ 10 centimes d’euro, et le mastodonte permettrait même de sauver une soixantaine de cèdre par an.

Alors que les Français produisent chaque année au bureau près de 900 000 tonnes de déchets de papiers, plus de 50 % de ces déchets n’est toujours pas collectée ni recyclée. Mais est-ce un mastodonte de presque deux mètres de haut, au rendement d’un rouleau par demi-heure, consommant son lot d’électricité et d’eau, et coûtant la bagatelle de 100 000 dollars qui pourra changer la donne ?

La cuisine facile et rapide, avec le canon à crevettes : 

Puisque rien ne semble vouloir arrêter la douce folie nippone, jetons un œil amusé sur les spots publicitaires que nous a concocté le leader japonais des opérateurs mobiles, NTT Docomo. N’espérez pas quelque chose de sobre : l’opérateur a voulu marquer les esprits avec un premier clip flashy, vantant la qualité de son offre de téléphonie 4G… à l’aide d’une installation expérimentale faisant la part belle à un splendide canon à crustacés, permettant de cuisiner de délicieuses crevettes grillées en à peine trois secondes, montre en main.

Méticuleuses et munies de lunettes de protection, les deux présentatrices semblent ne pas bien savoir sur quel pied danser, entre vraie fausse vidéo de cuisine, fausse vraie vidéo d’expérimentation scientifique et publicité parodique à la réalisation nerveuse.

Si vous n’êtes pas encore rassasiés, l’opérateur mobile japonais a récidivé avec un spot publicitaire alternatif présentant une autre installation et une autre recette de cuisine expéditive sauce nippone. Le canon ne martyrise cette fois-ci aucune crevette, mais se concentre sur la chair des gyozas, ces délicieux raviolis japonais. Propulsion, assemblage, assaisonnement et cuisson des petits raviolis en moins de trois secondes. Idéal si vous êtes pressés.

Le gadget (inutile?) de la semaine : un (petit) coup de pouce pour tenir votre smartphone

La tendinite du pouce, vous connaissez ? Également appelée « textonite », cette nouvelle pathologie toucherait les adeptes chevronnés de l’envoi de SMS, ainsi que les utilisateurs de smartphones en général. Autre problème de taille rencontré par les possesseurs de téléphones intelligents, la fameuse crampe de l’avant-bras, à force de tenir le petit terminal devant soi, à bout de bras, afin de regarder quelques nouvelles inepties. Notre gadget (inutile?) de la semaine vient apporter une solution tout en nuances – et à la japonaise – à ce problème, rencontré par les générations connectées, solution qui nous rappelle notre tout premier gadget inutile de la semaine.

Dans la plus pure lignée du « chindōgu », cette fâcheuse manie élevée au rang d’art qu’ont certains inventeurs à créer des objets « utiles mais inutilisables », répondant efficacement mais de manière inappropriée ou ridicule aux menus problèmes de notre quotidien, cette prothèse en forme de tête de cygne permet de garder son smartphone à vue, tout en vous laissant la possibilité de vous la couler douce, vos deux mains complètement libres de ne rien faire. Perçus comme « de véritables manifestes de résistance politique, économique et poétique », les chindōgus sont autant de petits bijoux dont la fonction est aussi évidente qu’elle insulte le sens pratique.

Poisson d’avril ou vrai gadget ? Peu importe, la vidéo est tout simplement magique.

Bonus : le long courrier camouflage, aux couleurs de R2D2

En bonus de cette Revue du Web un peu spéciale, penchons-nous sur l’art et la manière de célébrer l’expansion d’une compagnie aérienne vers de nouveaux marchés internationaux. La société de transport aérien All Nippon Airways (ANA, pour les intimes) a décidé de voir les choses en grand, en présentant sa nouvelle flottille de 787 Dreamliner, l’avion long-courrier du géant américain Boeing. Mais qu’ont-ils de si spécial ?

Rien à signaler niveau mécanique, puisque c’est du côté du design qu’il faut chercher la nouveauté. Et elle saute aux yeux, puisque les long-courriers ont été totalement relookés en R2-D2, le célèbre robot bruitiste de la franchise à succès Stars Wars. La saga de George Lucas et la compagnie aérienne japonaise se retrouvent liées autour de ce « Projet Star Wars », une collaboration sur cinq ans qui devrait probablement donner naissance à d’autres appareils grimés selon une thématique « Guerre des Étoiles ». Pour rappel, ce n’est pas la première fois que All Nippon Airways décide de relooker certains de ses long-courriers, avec ses « Pokémon Jets » ultra-colorés.

Par Moonzur Rahman

Posté le par La rédaction


Réagissez à cet article

Commentaire sans connexion

Pour déposer un commentaire en mode invité (sans créer de compte ou sans vous connecter), c’est ici.

Captcha

Connectez-vous

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous et retrouvez plus tard tous vos commentaires dans votre espace personnel.

INSCRIVEZ-VOUS
AUX NEWSLETTERS GRATUITES !