Le chef du gouvernement provisoire du Bangladesh, Muhammad Yunus, a mis en garde mardi contre une vague de désinformation qui menace selon lui les élections de février, les premières depuis qu’un soulèvement a causé la chute en 2024 du pouvoir en place.
M. Yunus, 85 ans, a appelé le Haut commissariat des Nations unies aux droits humains à « contrer la vague de désinformation qui vise les élections du 12 février », selon un communiqué de ses services.
Dans un appel téléphonique avec le Haut commissaire de l’ONU Volker Turk, M. Yunus a décrit une « marée de désinformation autour des élections », venant « de médias étrangers comme de sources locales ».
Le Bangladesh est dans la tourmente depuis que des émeutes menées par les étudiants ont renversé la Première ministre Sheikh Hasina en août 2024, mettant fin à 15 ans d’exercice autoritaire du pouvoir.
« On a inondé les réseaux sociaux de fake news, de rumeurs et de spéculations », a ajouté M. Yunus. « Nous craignons l’influence que cela peut avoir sur les élections ».
Les observateurs de l’Union européenne décrivent le vote prévu dans le pays de 170 millions d’habitants à majorité musulmane de « plus important processus démocratique » à se produire dans le monde en 2026.
M. Yunus, Prix Nobel de la Paix, est revenu d’exil en août 2024 pour prendre la tête d’un gouvernement provisoire, voué à se retirer après les élections.
Il a décrit un système politique « complètement brisé », et a proposé un programme de réformes visant à équilibrer les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire pour écarter le risque de retour d’un pouvoir autoritaire. Celui-ci fera l’objet d’un référendum à l’occasion des élections.
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