Un homme de 56 ans a été condamné vendredi en France à six mois ferme sous bracelet électronique, pour avoir commandé une poupée sexuelle d’apparence enfantine, en pleine polémique sur la vente de ce type d’objets par des plateformes chinoises.
Cette affaire était survenue en pleine polémique autour de la commercialisation de poupées sexuelles à l’apparence enfantine par des plateformes chinoises, librement accessibles dans toute la France.
Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupées sur les plateformes Shein et AliExpress ont été interpellées lors d’un coup de filet mi-décembre.
« Je n’ai pas de tendances pédophiles », « je n’ai aucune attirance sexuelle pour les enfants », a assuré le prévenu à l’audience, un électro-mécanicien.
Pressé par l’avocat de la partie civile, l’association Parole d’enfant, sur un potentiel usage de la poupée pour se masturber, évoqué lors d’un interrogatoire de police, il admet avoir « effectivement envisagé cette possibilité. »
L’affaire avait débuté quand des employés d’une société de livraison avaient alerté la gendarmerie de Bouc-Bel-Air (sud-est) sur la découverte, dans un colis en provenance de Chine, d’une poupée de ce type.
Il avait passé commande sur Hydoll.fr, un site spécialisé dans la vente de poupées sexuelles appartenant à une compagnie hongkongaise et librement accessible en France.
Mais pour lui, ce « mannequin articulé » devait lui servir à s’entraîner pour donner des cours, évoquant son « rêve » de devenir enseignant, il souhaitait une telle poupée pour se filmer « et faire l’auto-évaluation de (sa) manière d’être quand (il) parle. »
Face à ses dénégations, la présidente du tribunal correctionnel est revenue plusieurs fois à la charge, évoquant « une poupée sexuelle d’apparence infantile » avec « un orifice au niveau des parties génitales pour pouvoir être pénétrée. »
Et le tribunal de rappeler que l’homme, deux fois divorcé, avait déjà été condamné à deux ans de prison avec sursis pour avoir sexuellement agressé une de ses filles, qui avait évoqué des « attouchements sexuels » et une pénétration avec des doigts.
Des images « pédopornographiques » avait également été retrouvées sur son ordinateur –parfois « des gosses qui font des fellations. »
Au final il a été reconnu coupable « d’importation » et de « tentative de détention » de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et condamné à 18 mois de prison dont six mois fermes.
Les douze autres mois sont assortis d’un sursis probatoire, conditionné par une obligation de se soigner.
Il écope également d’une interdiction d’exercer toute profession en contact avec des mineurs pendant cinq ans. Et d’une inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).
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