Le botaniste français Francis Hallé, ardent défenseur des forêts tropicales primaires, est mort à 87 ans, a annoncé l’association Francis Hallé.
« C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Francis Hallé, le 31 Décembre à 23h00. Il s’est éteint chez lui, à Montpellier, entouré de sa famille », a annoncé l’association fondée en 2019, dans un communiqué publié vendredi.
« Il a largement contribué à mieux faire connaître les arbres et surtout les forêts primaires qu’il a étudiées toute sa vie durant », a écrit l’association, louant « un grand explorateur du vivant ».
Alternant coups de gueule, pédagogie et traits d’humour, le botaniste a poursuivi pendant des décennies un ardent plaidoyer en faveur des forêts tropicales primaires, quasiment anéanties par l’homme en un quart de siècle.
Ancien professeur de botanique à l’université de Montpellier, et à l’université Lovanium de Kinshasa, il s’est décrit au cours d’une rencontre avec l’AFP comme « un médecin devant un malade en phase terminale ».
« Je ne vais pas le laisser tomber tant qu’il y a encore un espoir de vie », a-t-il lancé depuis son bureau où s’empilaient des dizaines de livres et rapports sur ses missions à travers le monde – Java, Sumatra, Guyane, Cameroun, Gabon, Pérou, Madagascar…
Dès sa naissance à Seine-Port (Seine-et-Marne) dans une fratrie de sept enfants, son père agronome et sa mère qui « adorait les plantes » lui avaient « mis cette passion dans la tête ».
« Nous rendons hommage à ce défenseur infatigable des arbres, inventeur du radeau des cimes, brillant chercheur sur la canopée. Puisse son rêve de création d’une forêt primaire en Europe se poursuivre », a réagi le parti Les Ecologistes à l’annonce de sa mort.
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