Le Sri Lanka a ouvert vendredi une enquête pénale après avoir découvert qu’un programme scolaire d’anglais destiné aux élèves de 11 et 12 ans les renvoyait vers un site internet de rencontres gay.
Le ministère de l’Éducation a déposé plainte et ouvert une enquête interne afin de déterminer comment une telle bévue a pu se produire.
« Nous soupçonnons un acte de sabotage », a déclaré à l’AFP Nalaka Kaluwewe, ministre de l’Education.
Selon lui, cela pourrait être une tentative visant à retarder la mise en oeuvre des réformes éducatives en cours.
Le programme proposait aux jeunes élèves de trouver un correspondant pour améliorer leur niveau d’anglais, en échangeant avec lui, via buddy.net.
Il s’agit en réalité d’un site de rencontres qui invite ses utilisateurs à faire des « rencontres fun entre mecs » et leur propose de montrer leur « côté coquin ».
Les relations entre personnes de même sexe sont interdites au Sri Lanka et passibles d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.
Très peu de personnes ont cependant été poursuivies au cours des dernières années.
Les autorités ont ordonné à la Commission de régulation des télécommunications (TRC) de bloquer l’accès à ce site auprès des fournisseurs d’accès de l’île.
M. Kaluwewe a indiqué que le programme d’anglais, qui comptait 165 pages, avait été examiné par trois équipes distinctes – dont des enseignants – mais qu’aucune d’entre elles n’avait repéré l’erreur.
La page qui renvoyait vers ce site a été retirée des 400.000 exemplaires du programme avant leur envoi dans les écoles pour la rentrée de lundi.
Le document comportait également des fautes d’orthographe et ses auteurs ont reconnu l’avoir préparé avec l’aide de sites d’intelligence artificielle.
Les tentatives visant à dépénaliser l’homosexualité se heurtent à l’opposition du clergé bouddhiste et catholique conservateur du Sri Lanka.
Le directeur de l’Institut national de l’éducation, responsable du programme, Manjula Vithanapathirana, a démissionné dans l’attente des conclusions de l’enquête.
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