Plus de 20 conteneurs de zinc radioactif, bloqués dans la baie de Manille depuis des mois, ont été ramenés à terre dans un « endroit sûr », a assuré mercredi à l’AFP le directeur de la recherche nucléaire du pays.
Des traces de césium 137, un produit radioactif, ont été détectées dans 23 conteneurs en Indonésie, qui les a « rejetés et réexportés » fin septembre vers les Philippines, d’où ils venaient, avait expliqué un responsable indonésien en novembre.
Jakarta renforçait alors les contrôles sur les importations de déchets métalliques et d’acier, après un scandale concernant une potentielle contamination radioactive de produits alimentaires.
Selon une source proche du dossier, les conteneurs sont arrivés dimanche matin au port de Manille.
Le directeur de l’Institut philippin de recherche nucléaire (PNRI), Carlo Arcilla, a refusé de préciser leur position actuelle. Un autre responsable, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré qu’ils se trouvaient dans une zone de rétention temporaire juste à l’extérieur du centre-ville de Manille.
Selon M. Arcilla, une solution à moyen terme reste encore à déterminer, mais il est probable que ce zinc soit stocké dans les installations militaires de la baie de Subic.
La métropole de la baie « est ouverte à cette idée, car elle dispose de bunkers à munitions datant de la Seconde Guerre mondiale, (…) ils sont en bon état », a expliqué M. Arcilla.
Ces déchets « sont faiblement contaminés, car le rayonnement est réduit à un bruit de fond à un mètre du conteneur », a-t-il tempéré, ajoutant que l’équipage du navire avait été testé négatif aux radiations.
A long terme, la cargaison sera scellée dans une installation souterraine spécialement construite à cet effet, a-t-il précisé.
Ni les Philippines ni l’Indonésie n’ont divulgué les niveaux de radiation dans les conteneurs.
La poussière de zinc, un sous-produit de la production d’acier, a été exportée vers l’Indonésie par Zannwann International Trading Corp après avoir été achetée à l’entreprise philippine de recyclage Steel Asia, avait déclaré M. Arcilla en octobre.
Cette entreprise a temporairement suspendu les activités de son usine, mais a critiqué les conclusions du PNRI, les qualifiant d' »infondées et non scientifiques », arguant que plusieurs entreprises différentes avaient fourni de la poussière de zinc à Zannwann.
Sollicitées, les deux entreprises n’ont pas donné de réponse à ce stade.
Selon l’administration sanitaire américaine (FDA), une exposition prolongée au césium 137, même à de faibles doses, peut entraîner un risque accru de cancer.
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