Washington a levé les sanctions frappant trois personnes liées au consortium de logiciels espions Intellexa, a indiqué lundi le Federal Register (Journal officiel) des Etats-Unis.
Ces trois personnes étaient sous le coup de sanctions depuis 2024 pour leur rôle dans le développement et la distribution de logiciels espions qui, selon l’administration de l’ancien président démocrate Joe Biden, représentaient « une menace importante » pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
Le consortium Intellexa, créé par l’ancien officier de l’armée israélienne Tal Jonathan Dilian, est accusé d’avoir aidé à développer et diffuser des outils technologiques pour espionner des responsables du gouvernement américain, des journalistes et des experts politiques.
Intellexa a été notamment impliqué dans la fourniture du logiciel espion Predator à des gouvernements étrangers.
Parmi les personnes dont les sanctions ont été levées figure la Polonaise Sara Aleksandra Fayssal Hamou, « une spécialiste de la délocalisation d’entreprises qui a fourni des services de gestion au consortium Intellexa » selon le Trésor américain.
Les personnes sanctionnées avaient vu leurs avoirs aux Etats-Unis gelés et étaient interdites d’échanges commerciaux avec des personnes ou entreprises américaines.
Le logiciel espion Predator pouvait être utilisé pour transformer le téléphone portable d’une cible en un appareil de surveillance et accéder aux données stockées et transmises par l’appareil.
Ce logiciel a notamment été au coeur d’un scandale d’écoutes téléphoniques illégales visant hommes politiques et journalistes qui a ébranlé le gouvernement conservateur grec durant l’été 2022.
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