Contactez-nous
Modélisation des processus de production et de consommation d'hydrogène de la fermentation sombre
Production de biohydrogène : voie fermentaire sombre
BIO3351 v1 Archive

Modélisation des processus de production et de consommation d'hydrogène de la fermentation sombre
Production de biohydrogène : voie fermentaire sombre

Auteur(s) : Éric LATRILLE, Éric trably, Christian LARROCHE

Date de publication : 10 mai 2011

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Bases physiologiques et thermodynamiques de la production d'hydrogène par digestion anaérobie et « fermentation sombre »

2 - Gisements de matières organiques de production de biohydrogène

  • 2.1 - Substrats riches en sucres
  • 2.2 - Déchets agricoles

3 - Acteurs microbiens de la digestion anaérobie

  • 3.1 - Bactéries mésophiles
  • 3.2 - Bactéries thermophiles et extrêmophiles
  • 3.3 - Cultures mixtes
  • 3.4 - Micro-organismes génétiquement modifiés

4 - Procédés de production de biohydrogène

5 - Modélisation des processus de production et de consommation d'hydrogène de la fermentation sombre

6 - En guise de conclusion

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

Le présent article passe en revue les principes et les performances actuelles des procédés de production d'hydrogène par la voie microbiologique dite "sombre". Les techniques de conduite et de caractérisation de fermentation impliquant des cultures complexes sont plus particulièrement détaillées. Les dernières avancées de la recherche ainsi que les réalisations actuelles en termes de développement et de changement d’échelle sont également présentées. A ce stade des connaissances, quelques perspectives sont proposées, dont les différentes configurations possibles de systèmes multiétagés pour une valorisation optimale des matières organiques.

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

Auteur(s)

  • Éric LATRILLE : Ingénieur de recherche au laboratoire de Biotechnologies de l'Environnement (UR050 – INRA-LBE Narbonne) - Ingénieur de l'École centrale de Lyon - Docteur en génie des procédés de l'Institut national agronomique Paris-Grignon (INA P-G, AgroParisTech)

  • Éric trably : Ingénieur de recherche et directeur adjoint au laboratoire de Biotechnologies de l'Environnement (UR050 – INRA-LBE Narbonne) - Ingénieur de l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA) - Docteur en génie des procédés de l'université Montpellier

  • Christian LARROCHE : Professeur à Polytech Clermont-Ferrand, laboratoire de Génie chimique et biochimique – université Blaise Pascal - Ingénieur de l'Institut national des sciences appliquées de Toulouse (INSA) - Docteur d'état en génie des procédés de l'université Blaise Pascal (Clermont-Ferrand)

INTRODUCTION

Dans le monde du vivant, l'hydrogène est principalement un intermédiaire biochimique hautement réactionnel qui assure le transfert efficace d'électrons entre espèces microbiennes jouant le rôle de vecteur énergétique. Dans le monde industriel, la nature réactive de l'hydrogène fait qu'il est utilisé comme réactif dans de nombreux procédés de la chimie fine, de la pétrochimie et même de l'agroalimentaire ou comme carburant pour des applications en piles à combustible.

La fermentation orientée vers la production d'hydrogène est un procédé qui est apparu récemment dans le domaine des biotechnologies. Plutôt considérée comme un processus de dégradation indésirable de la matière organique générant des nuisances olfactives et des sous-produits sans grand intérêt, tels que l'acétate et le butyrate, elle est devenue attrayante par sa production d'hydrogène. D'un point de vue industriel, la filière de production d'hydrogène par fermentation sombre n'a pas encore un réel intérêt économique, mais le développement des industries de la filière du bioéthanol de seconde génération, transformant les plantes entières en sucres simples, fait naître de nouveaux espoirs via la valorisation des sous-produits de cette filière. En effet, la production d'hydrogène par fermentation s'applique à une large gamme de substrats organiques qu'il s'agisse d'hydrates de carbone purs ou non, de déchets organiques ou autres résidus agricoles. L'hydrogène ainsi produit serait de l'hydrogène « biosourcé » (ou biohydrogène).

Néanmoins, les limites à l'industrialisation de la production de dihydrogène par fermentation restent nombreuses. Les rendements moyens de conversion des hydrates de carbone, à l'échelle pilote, et dans de bonnes conditions de productivité, restent inférieurs à alors qu'il faudrait atteindre les pour obtenir une conversion totale, c'est-à-dire 1,6 L d'hydrogène par gramme de sucre. Afin d'améliorer les rendements de la filière, des couplages avec d'autres procédés biologiques ou chimiques doivent être considérés comme les photofermentations ou l'électrolyse microbienne (figure 1). Cette démarche intégrée est indispensable au succès d'une filière « biohydrogène », même si des difficultés de compatibilités des procédés apparaissent, soit par la présence de composés inhibiteurs, soit par des productivités très différentes conduisant à des dimensionnements délicats des installations. Cet article s'intéresse à la voie fermentaire sombre (étape 1 de la figure 1), les phases éclairées (étapes 2 et 3 de la figure 1) étant traitées dans un autre article [BIO 3 352].

Cet article aborde dans un premier temps les aspects théoriques de la production d'hydrogène par voie fermentaire sombre. La seconde partie est dédiée aux gisements de matière organique et à leur potentiel. Le troisième chapitre est consacré aux acteurs microbiens produisant de l'hydrogène, et une quatrième partie présente leur mise en œuvre en procédés. Enfin, des aspects de modélisation sont abordés.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 94 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


VERSIONS

Il existe d'autres versions de cet article :

DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-bio3351

Lecture en cours
Présentation

Article inclus dans l'offre

"Bioprocédés et bioproductions"

(157 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

5. Modélisation des processus de production et de consommation d'hydrogène de la fermentation sombre

5.1 Modèles physiologiques

HAUT DE PAGE

5.1.1 Calcul de la productivité et des rendements

La détermination des performances d'une culture de production de l'hydrogène consiste à calculer sa productivité et ses rendements. La productivité est exprimée en litre ou en mole d'hydrogène produit par litre de culture et par unité de temps. Généralement, on utilise l'unité de LH2 · L–1 · h–1 ou de .

Les rendements concernent les rendements de conversion produit/substrat et produit/produit. Ainsi, suivant le type de substrat, les rendements sont exprimés en mole d'hydrogène par mole d'hexose consommé ou introduit , en litre d'hydrogène par kg de sucre introduit ou en litre d'hydrogène par kg de matière organique sèche introduite.

L'efficacité des voies métaboliques se détermine par le ratio (Bu/Ac) des concentrations en butyrate et en acétate produits exprimées en mol · mol–1 et par le ratio H2/[2 × (Bu + Ac)] de la quantité d'hydrogène produit et de deux fois la somme de la quantité de butyrate et d'acétate produits exprimé en mol · mol–1. Ce dernier ratio est compris entre 0 et 1. Une valeur égale à 1 indique que l'hydrogène est entièrement produit par les voies de l'acétate et du butyrate et qu'il n'est pas consommé par homoacétogénèse.

Dans le cas de cultures discontinues, où le substrat introduit initialement est complètement dégradé, les calculs de productivité nécessitent souvent un ajustement de courbe aux quantités d'hydrogène dégagé afin de déterminer la vitesse de production. Le type de courbe d'ajustement le plus rencontré est la courbe de Gompertz modifiée...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 93 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Modélisation des processus de production et de consommation d'hydrogène de la fermentation sombre

Article inclus dans l'offre

"Bioprocédés et bioproductions"

(157 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire

BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - LI (C.), FANG (H.H.P.) -   Fermentative hydrogen production from wastewater and solid wastes by mixed cultures.  -  Crit. Rev. Environ. Sci. Technol., 37, p. 1-39 (2007).

  • (2) - GUO (X.M.), TRABLY (É.), LATRILLE (É.) et al -   Hydrogen production from agricultural waste by dark fermentation : A review.  -  Int. J. Hydrogen Energy, 35, p. 10660-10673 (2010).

  • (3) - RODRIGUEZ (J.), KLEEREBEZEM (R.), LEMA (J.M.) et al -   Modeling product formation in anaerobic mixed culture fermentations.  -  Biotechnol. Bioeng., 93, p. 592-606 (2006).

  • (4) - HAWKES (F.), HUSSY (I.), KYAZZE (G.) et al -   Continuous dark fermentative hydrogen production by mesophilic microflora : principles and progress.  -  Int. J. Hydrogen Energy, 32, p. 172-184 (2007).

  • (5) - THAUER (R.K.), JUNGERMANN (K.), DECKER (K.) -   Energy conservation in chemotrophic anaerobic bacteria.  -  Bacteriol. Rev., 41, p. 100-180 (1977).

  • ...

1 Outils logiciels

Aquasim 2.0. Swiss Federal Institute for Environmental Science and Technology (EAWAG) http://www.eawag.ch/organisation/abteilungen/siam/software/aquasim/program_description

SIMBA (ifak system) : simulation d'installations de traitement des eaux usées incluant les digesteurs de boues activées http://www.ifak-system.com/products/simulation-software/wastewatersimulation/simba-6.html

HAUT DE PAGE

2 Sites Internet

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 94 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Article inclus dans l'offre

"Bioprocédés et bioproductions"

(157 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Ressources documentaires

Carburants à base d’algues oléagineuses - Principes, filières, verrous

Certains organismes photosynthétiques sont capables de capturer le CO2 atmosphérique et de produire ...

Valorisation du palmier-dattier

Outre la datte, le palmier-dattier offre une large gamme de sous-produits agricoles, qui va de ...

Écosystèmes microbiens des fromages affinés - Compositions et fonctions

Les écosystèmes microbiens des fromages sont composés d’un nombre relativement limité d’espèces ...

Extraction en voie humide de métabolites de microalgues

Les microalgues et les cyanobactéries représentent une bioressource végétale prometteuse pour produire ...