Les mécanismes de changement de phase sont présents dans de nombreux domaines: opérations industrielles de séchage, géothermie, échangeurs… Plusieurs modèles macroscopiques sont possibles: par exemple darcéen ou inertiel pour le bilan de quantité de mouvement, ou bien modèles équilibre local ou non-équilibre local pour le bilan d’énergie. Les teneurs en eau d’équilibre dépendent des effets capillaires et d’adsorption. Un modèle complet est complexe. Sous certaines conditions, un modèle de transport de l’eau sous la forme d’une équation de diffusion non linéaire peut constituer une bonne approximation. Cependant, les champs de saturation, température, concentrations, pression et vitesses sont souvent complexes, reflétant les divers mécanismes affectant le transport de l’eau.
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Abdelkader MOJTABI : Professeur émérite - Institut de mécanique des fluides de Toulouse (IMFT), Université de Toulouse, CNRS, Toulouse, France
Marc PRAT : Directeur de recherche CNRS émérite - Institut de mécanique des fluides de Toulouse (IMFT), Université de Toulouse, CNRS, Toulouse, France
Michel QUINTARD : Directeur de recherche CNRS émérite - Institut de mécanique des fluides de Toulouse (IMFT), Université de Toulouse, CNRS, Toulouse, France
INTRODUCTION
Cet article, consacré aux transferts de chaleur avec changement
de phase en milieu poreux, fait suite à l’article « Transferts de
chaleur dans les milieux poreux. Conduction, convection, rayonnement »
[BE 8 250]
dans lequel sont abordés les phénomènes de transport en milieu poreux.
Les
phénomènes de changement de phase en milieux poreux
occupent une place importante dans de nombreux domaines. On peut
citer :
l’exploitation des gisements d’hydrocarbures. Diverses méthodes
thermiques sont utilisées (injection de vapeur, combustion
in situ
...) qui conduisent à des mécanismes de changement de
phase ;
l’isolation thermique qui peut être très affectée par le
transfert de vapeur et la condensation ;
la géothermie, les transferts entre le sol et l’atmosphère ;
les échangeurs thermiques multiphasiques, les piles à combustible ;
le génie chimique ;
la sûreté nucléaire, etc.
Comme tous les processus polyphasiques, les phénomènes de changement
de phase en milieux poreux sont d’une grande complexité et, sur de
nombreux points, leur connaissance n’est encore que partielle. Les
processus physiques en œuvre à l’échelle du pore et les modélisations
macroscopiques les plus courantes utilisées dans les opérations de
séchage ou les procédés faisant intervenir de l’ébullition font l’objet
de cet article.
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