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Pourquoi une invention doit-elle être nouvelle ?
Comprendre le critère de nouveauté
FIC1617 v1 Fiche pratique

Pourquoi une invention doit-elle être nouvelle ?
Comprendre le critère de nouveauté

Auteur(s) : Joaquim LI

Date de publication : 10 mai 2021 | Read in English

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1 - Pourquoi une invention doit-elle être nouvelle ?

2 - Comment la nouveauté est-elle définie par la loi ?

3 - Quelles sont les limites de l’état de la technique opposable à la nouveauté d’une invention ?

4 - Qu’est-ce qu’une information accessible au public ?

  • 4.1 - Public
  • 4.2 - Accessibilité au public

5 - Comment la nouveauté est-elle appréciée en pratique ?

  • 5.1 - Équivalents
  • 5.2 - Divulgation générique et divulgation spécifique
  • 5.3 - Sélection dans une ou plusieurs listes
  • 5.4 - Caractéristiques implicites

6 - Notre conseil

  • 6.1 - Préservez le secret de votre invention…
  • 6.2 - … ou divulguez-la
  • 6.3 - Face à une antériorité qui semble gênante pour la nouveauté de votre invention, gardez votre sang-froid

7 - Erreurs à éviter

  • 7.1 - Ne vous auto-antériorisez pas

8 - Abréviations et acronymes

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Auteur(s)

  • Joaquim LI : Ingénieur docteur en chimie et diplômé du CEIPI brevet, Plasseraud IP

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INTRODUCTION

Pour obtenir un brevet sur une invention, il est nécessaire que l’invention soit nouvelle. Cette fiche explique comment est évaluée la condition de nouveauté en matière de brevets.

On y verra que la définition juridique d’un concept familier comme la nouveauté nécessite de tenir compte de bien des détails. On y insiste sur ce qui justifie les choix faits pour définir la nouveauté, comparés à d’autres choix a priori possibles. Sans prétendre rendre le lecteur autonome pour la détermination de la nouveauté d’une invention, on l’initiera à quelques aspects pratiques de l’appréciation de cette condition première de validité des brevets (la deuxième à respecter étant l’activité inventive).

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-fic1617

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1. Pourquoi une invention doit-elle être nouvelle ?

Dans la loi française comme dans la Convention sur le Brevet Européen (CBE, texte qui définit la loi qui s’applique aux brevets européens) sont exigées les trois mêmes conditions de fond pour obtenir un brevet sur une invention :

  • l’invention doit être nouvelle ;

  • l’invention doit impliquer une activité inventive ;

  • l’invention doit être susceptible d’application industrielle.

C’est à la première de ces exigences, l’exigence de nouveauté, que l’on s’intéresse ici.

Les lois sur les brevets peuvent différer selon les pays mais l’exigence de nouveauté comme condition de la brevetabilité d’une invention est présente partout dans le monde.

L’universalité de cette exigence se comprend bien quand on sait que le droit conféré par un brevet permet au titulaire de ce droit d’interdire à autrui de reproduire l’invention qui est l’objet du brevet. Ainsi, si on donnait des brevets sur des inventions non nouvelles, c’est-à-dire déjà connues de la société, on retirerait à la société ce dont elle jouissait sans entrave auparavant.

Une autre façon de comprendre l’exigence de nouveauté est de considérer le droit de brevet comme une contrepartie que la société donne au titulaire du brevet en échange de la divulgation d’une invention, qui sans cela resterait secrète. Pour mériter cette contrepartie, il faut que la divulgation de l’invention apporte quelque chose à la société, ce qui ne peut être le cas que si elle n’était pas connue avant la publication du brevet, autrement dit si elle était nouvelle.

Cette exigence, comme les autres conditions de fond de la brevetabilité d’une invention, peut jouer un rôle tout au long de la vie du brevet. En effet, même si un office juge une invention nouvelle et délivre un brevet sur cette invention, un tribunal pourra par la suite annuler le brevet s’il juge (par exemple lors d’un procès en contrefaçon) que cette invention n’était en fait pas nouvelle.

Le principe de sécurité juridique exige que l’on puisse trancher les litiges qui mettent en jeu la nouveauté d’une invention de manière relativement prévisible et cohérente. Ceci fait de la nouveauté un véritable concept juridique qui doit être évalué selon une méthode bien précise par les offices délivrant des brevets ou les tribunaux se...

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    1 Bibliographie

    JurisClasseur Brevets, Fascicule 4260 : Nouveauté, Joanna Schmidt-Szalewski, LexisNexis 2021

    J. Passa, Traité de droit de la propriété industrielle, Tome 2 : Brevets d’invention, Protections voisines, L.G.D.J, 2013

    C. Grosset-Fournier, A. Dacheux, « Le brevet d’invention – La cause des inventeurs », Éditions Tec&Doc, 2012

    J. Raynard, E. Py, P. Tréfigny, « Droit de la propriété industrielle », LexisNexis, 2016

    N. Binctin, « Droit de la propriété intellectuelle », 6e éd. LGDJ, 2020

    HAUT DE PAGE

    2 Sites internet

    Convention sur le brevet européen en ligne

    Dernière version mise à jour en continu de la Convention sur le Brevet Européen, texte qui prévoit un système juridique autonome pour la délivrance de brevets européens à l’aide d’une procédure unique et harmonisée devant l’Office européen des brevets (OEB).

    Directives relatives à l’examen pratiqué à l’Office européen des brevets, partie G, Chapitre VI : Nouveauté

    Dernière version mise à jour en continu du chapitre consacré à la nouveauté des directives relatives à l’examen pratiqué à l’Office européen des brevets. Ce chapitre explique comment, concrètement, se fait l’évaluation...

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