L'utilisation de l'électricité comme énergie de traction pour les systèmes ferroviaires offre de nombreux avantages : énergie propre, peu génératrice de CO
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, grande efficacité énergétique avec possibilité de récupérer l'énergie de freinage, pratique de vitesses élevées facilitant ainsi les déplacements, charge importante des trains de fret réduisant du même coup le nombre de poids lourds sur les routes. Mais elle demande des installations fixes coûteuses : sous-stations, caténaires, qui restent réservées aux lignes à fort trafic. Cependant, la demande de desserte du territoire sans rupture de charge, par des trains régionaux TER, la desserte de proximité des ports et des embranchements de particulier, où il est techniquement impossible pour des raisons de sécurité, d'installer des caténaires, impose d'intégrer à bord des engins moteurs des sources d'énergie capables d'offrir une autonomie suffisante pour assurer la mission.
Les communautés urbaines souhaitent aussi préserver leur environnement en construisant de nouvelles lignes de tramway, tout en limitant l'installation des lignes aériennes de contact dans le centre des villes et en réduisant l'impact visuel au voisinage des lieux historiques.
Plusieurs architectures peuvent être imaginées en fonction de l'objectif visé : autonomie totale ou partielle, baisse significative des émissions polluantes dans le cas de la traction thermique, réduction et lissage de la consommation d'énergie en général. Ce sont des architectures bimodes et hybrides faisant appel à plusieurs sources d'énergie. L'amélioration continue des performances et la maturité de certaines technologies de production, de conversion et de stockage de l'énergie ainsi que l'émergence de nouvelles technologies ont rendu possible ces nouvelles architectures. C'est cette opportunité que les industriels et les opérateurs ferroviaires saisissent pour la conception et l'exploitation de matériel roulant.
Après avoir évoqué quelques principes de base définissant les motorisations bimodes et hybrides dans le domaine ferroviaire, nous tenterons d'évaluer au travers de leurs caractéristiques intrinsèques l'aptitude de ces nouvelles « briques technologiques » exposées aux contraintes ferroviaires pour assurer les objectifs fixés, et notamment leur intégration sur un matériel roulant.
Les sections suivantes porteront sur la conception de ces chaînes de traction et, à travers quelques exemples, nous en ferons la description.
Les expérimentations récentes et l'exploitation de ces matériels montrent l'intérêt de ces nouvelles architectures de chaîne de traction. Les matériels bimodes sont devenus courants, citons par exemple le tramway de Nice,...