RÉSUMÉ
L’enquête publique, autrefois simple formalité d’information des populations, prend désormais en compte les observations du public afin de faire évoluer un projet dans l’intérêt du plus grand nombre. Dès lors, les jurisprudences ont précisé des interprétations, les domaines nécessitant une enquête ont augmenté et les procédures à suivre se sont multipliées. Dans le cadre de la loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle de l'Environnement, le législateur a prévu des dispositions pour regrouper les différentes enquêtes publiques, coordonner les procédures, simplifier et harmoniser les règles, et autoriser le recours à une procédure d'enquête unique ou conjointe en cas de pluralité de maîtres de l'ouvrage ou de réglementations distinctes. La réforme envisagée devrait simplifier le dispositif et améliorer la participation du public.
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INTRODUCTION
Les premiers textes faisant référence à la nécessité de consulter le public (notamment pour la sauvegarde du droit de propriété des citoyens) remontent à des décrets datant de la période de la Révolution française (1790-1791). Toutefois, c'est un
décret
,
pris en 1805
par Napoléon, qui crée les enquêtes
commodo et incommodo
relatives à la protection contre les nuisances.
En réalité il s'agit plus
,
à cette époque
,
d'informer la population d'une décision du pouvoir que de recueillir l'avis du public afin d'influer sur le projet
.
Nota
depuis la loi n° 2010-788 portant engagement national pour l'environnement
(
ENE
)
du 12 juillet 2010, un grand nombre d'enquêtes classées dans la catégorie
« commodo et incommodo »
ont été rattachées aux procédures des enquêtes relevant des codes de l'environnement ou de l'expropriation pour cause d'utilité publique. Celles qui restent sont peu nombreuses, elles sont aussi appelées de « droit commun » ou ordinaires
(
voir le paragraphe
1.1.3
infra
).
Différents textes concernant des domaines particuliers tels que ceux relatifs notamment à la voirie et à l'expropriation sont apparus par la suite.
Il faut signaler également
l'arrêt du Conseil d'État du 28 mai 1971
faisant référence à la théorie du bilan et mettant un frein au pouvoir discrétionnaire de l'administration.
Nota
la théorie du bilan est une méthodologie d'analyse d'un projet mettant en balance les avantages
(
tels que l'utilité publique, l'intérêt pour les populations, les créations d'emploi
)
qu'il...
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urbanisme
| expropriation
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Enquêtes publiques et commissaire enquêteur