Toute personne qui détient ou exploite une installation, industrielle
ou non, doit s’interroger avant son démarrage sur sa situation administrative
au regard de la réglementation relative aux installations classées
pour la protection de l’environnement (ICPE). En effet, le code de
l’environnement, depuis la loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 relative
aux installations classées pour la protection de l’environnement et
son décret d’application n° 77-1133 du 21 septembre 1977, encadre
l’exploitation des « usines, ateliers, dépôts, chantiers et, d’une
manière générale, les installations exploitées ou détenues par toute
personne physique ou morale, publique ou privée, qui peuvent présenter
des dangers ou des inconvénients soit pour la commodité du voisinage,
soit pour la santé, la sécurité, la salubrité publiques, soit pour
l’agriculture, soit pour la protection de la nature, de l’environnement
et des paysages, soit pour l’utilisation rationnelle de l’énergie,
soit pour la conservation des sites et des monuments ainsi que des
éléments du patrimoine archéologique ».
Une nomenclature des installations classées établie par décret
en Conseil d’État (cf.
[G 1 016]
) recense, sous plusieurs rubriques, les
différentes activités et substances qui, en fonction de la gravité
des dangers et inconvénients que peut présenter leur exploitation,
peuvent être soumises à trois régimes administratifs spécifiques :
l’autorisation, l’enregistrement ou la déclaration. Ainsi, quatre
cas peuvent se présenter :
aucune installation détenue ou exploitée n’est concernée
par la réglementation des installations classées ; l’exploitant doit
s’assurer qu’il n’est pas concerné par d’autres réglementations spécifiques
(comme la loi sur l’eau) avant de démarrer son installation ;
une au moins des installations est soumise au régime de
l’autorisation ; la personne physique ou morale qui détient l’installation
doit alors monter un dossier d’autorisation d’exploiter (cf.
[G 1 018]...