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Grand emprunt : 4,5 milliards d’euros pour l’économie numérique

Posté le par La rédaction dans Informatique et Numérique

Au final, ce sont pas moins de 35 milliards d'euros qui seront injectés dans l'économie française au titre du grand emprunt. Parmi les 5 priorités nationales figurent le numérique qui bénéficiera de 4,5 milliards d'euros, mais aussi l'enseignement et la recherche, l'industrie, et le développement durable. Le point segment par segment.

Finalement, ce ne sont pas 100 milliards d’euros, comme l’avait un temps espéré Henri Guaino, mais 35 milliards d’euros qui seront investis par l’Etat, au titre du grand emprunt, dans cinq chantiers jugés prioritaires par l’Elysée. Objectif de cet effort financier qui se pose comme un investissement à long terme, et non pas comme un plan de relance : préparer l’avenir et permettre à la France  » de prendre le virage du XXIe siècle « , afin que le pays  » puisse profiter pleinement de la reprise, pour qu’il soit plus fort, plus compétitif, pour qu’il crée davantage d’emplois « , a précisé Nicolas Sarkozy.

4,5 milliards d’euros pour le numérique
Parmi ces cinq axes prioritaires figure l’économie numérique. Alors que la commission Juppé-Rocard préconisait un investissement de 4 milliards d’euros pour ce segment, il en obtient finalement 4,5 milliards. Cette enveloppe servira, pour 2 milliards d’euros, à accélérer le déploiement de la fibre optique en France et du très haut débit sur tout le territoire. Le but étant d’atteindre d’ici 10 ans, une couverture en très haut débit de 70 % de la population. Cet apport financier sera utilisé de trois manières différentes :
  • Afin d’accélérer l’investissement des opérateurs télécoms privés, il servira à financer leurs prêts et garanties d’emprunt ;
  • Dans les zones peu denses, il prendra la forme de subventions aux projets de déploiement du très haut débit en partenariat avec les collectivités locales ;
  • Enfin, il servira à créer des partenariats public/privé pour déployer une technologie satellite lorsque le déploiement des autres technologies n’est pas possible (exemple des zones rurales).
Les 2,5 milliards d’euros restant, seront, quant à eux, utilisés pour développer les usages et contenus innovants. Parmi les chantiers prioritaires figurent le développement des centres numériques de calcul et de stockage afin de pouvoir traiter un nombre grandissant de données ; des partenariat public/privé pour consolider la maîtrise des technologies de base du numérique ayant des applications multiples dans le domaine de l’informatique, des télécoms, de l’énergie ou encore des transports ; le développement de logiciels, d’usages ou de contenus dans le domaine de l’e-santé ou des smart grids dédiés à l’énergie ; la numérisation des contenus culturels (750 millions d’euros).

19 milliards pour l’enseignement et la recherche
Mais c’est l’enseignement supérieur et la formation qui profite le plus de l’investissement de l’Etat. A eux seuls, ils totalisent 11 milliards d’euros, dont les projets phares sont la création de 5 à 10 campus d’excellence (7,7 milliards d’euros), la rénovation des centres de formation et le développement de l’apprentissage ainsi que la création d’internats d’excellence pour favoriser l’égalité des chances. Parallèlement, 8 milliards d’euros viendront soutenir la recherche. Une part substantielle de cet apport financier (3,5 milliards d’euros) servira à renforcer les synergies entre la recherche et l’industrie via la création d’instituts de recherche technologiques tels que le LETI à Grenoble et à la création d’un fonds national valorisation de la recherche et innovation. 2,5 milliards d’euros seront, quant à eux, consacré à soutenir la modernisation de la recherche médicale grâce à la création d’instituts hospitalo-universitaires, et le développement des biotechnologies dans tous leurs domaines d’application.

6,5 milliards pour les filières industrielles et les PME
Au delà, pour favoriser un  » sursaut industriel « , synonyme dans le futur de gains de productivité pour l’économie française, l’Etat a décidé d’allouer une enveloppe de 6,5 milliards d’euros à l’industrie et aux PME. Objectif : mettre en place des mesures ciblées à destination de filières spécifiques. Parmi celles-ci figurent l’automobile, les transports terrestres et maritimes (1 milliard d’euros) pour soutenir le développement de véhicules durables et l’aéronautique et l’espace (2 milliards d’euros) pour mettre au point des avions plus économes, mais aussi des fusées et des satellites plus performants. A cela s’ajoute 2,5 milliards d’euros pour la croissance des petites et moyennes PME. Dans ce cadre, 400 millions d’euros seront affectés à un fonds géré par le FSI (fonds stratégique d’investissement) pour financer l’amorçage des PME dans des secteurs d’activité correspondant aux grandes priorités technologiques du pays. 100 millions d’euros seront dédiés à un fonds consacré à l’entrepreneuriat social et solidaire. Ces deux fonds pourront être abondés par des partenaires privés ou publics souhaitant se joindre à leur action. Par ailleurs, 1,5 milliard d’euros seront versés à Oséo pour renforcer son action dans le financement des entreprises innovantes et 500 millions d’euros reviendront aux pôles de compétitivité. Enfin, 1 milliard d’euros sera alloué au financement des Etats généraux de l’industrie.

5 milliards d’euros pour le développement durable
Pour finir, 5 milliards d’euros viendront s’ajouter à l’enveloppe prévue par le Grenelle de l’environnement pour financer les projets ayant trait au développement durable. A savoir : le développement des énergies renouvelables et décarbonées (2,5 milliards d’euros), le nucléaire de 4ème génération (1 milliard d’euros), les démarches intégrées d’Eco-Cités c’est-à-dire le soutien à des programmes urbains intégrés (exemple transports, logement, énergie), et la lutte contre la précarité énergétique grâce à la rénovation thermique du parc social (500 millions d’euros).Un vaste programme dont l’objectif n’est pas, in fine, de se suffire à lui même, mais d’agir comme un levier pour entraîner des investissements privés équivalents, voire supérieurs à ceux de l’Etat. Ce qui permettrait au final d’injecter, non pas 35 milliards d’euros dans l’économie française, mais au moins 60 milliards. En savoir plusPour télécharger le dossier de presse sur le site de l’Elysée A.L B

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