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La France mise sur les nanotechnologies

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Nano-Innov va permettre de développer le secteur des nanotechnologies autour de trois grands centres d’intégration situés à Saclay, à Grenoble et à Toulouse. Doté de 70 millions d’euros, ce plan vise à promouvoir les coopérations entre la recherche fondamentale et l’industrie.

Comme l’avait annoncé Nicolas Sarkozy en décembre, Valérie Pécresse a présenté mardi le plan Nano-Innov doté de 70 millions d’euros. Cette somme sera principalement consacrée à la création de centres d’intégration des nanotechnologies à Saclay, Grenoble et Toulouse, dans lesquels la recherche fondamentale travaillera avec les entreprises. 46 millions d’euros permettront la construction de deux bâtiments sur le site de Saclay, pôle qui possède le plus fort potentiel en recherche fondamentale, couplé à un tissu industriel majeur. A Grenoble, il s’agit de consolider le pôle et d’élargir les domaines d’application. Quant à Toulouse, l’objectif est de structurer la recherche autour de l’aéronautique et du spatial, de la pharmacie et des composants pour les transports.

Les centres d’intégration devront mettre en commun leurs équipements, leurs méthodologies et leurs ressources humaines pour concevoir, fabriquer et tester des produits de plus en plus complexes. Les trois centres fonctionneront comme des « hubs » pour d’autres pôles de dimension nationale comme Lille (IEMN – Institut d’électronique, de microélectronique et de nanotechnologie), Besançon (Femto – Franche-Comté électronique mécanique thermique et optique – Sciences et technologies), ou encore Lyon, Marseille, Strasbourg et Bordeaux. Au niveau européen, les trois pôles s’intégreront notamment par l’intermédiaire de l’Institut européen de technologie (EIT), autour de grands thèmes comme la médecine, les transports, l’énergie, le climat et la complexité des technologies.

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Atelier de nanofabrication au CEA Saclay – © C.Dupont/CEA

 

Un comité de pilotage

Par ailleurs, 7 millions d’euros seront attribués à des équipements technologiques dans le cadre du programme Recherche technologique de base (RTB) confié à l’Agence nationale de la recherche et 17 millions d’euros seront consacrés aux appels à projet. Pour assurer une bonne répartition des budgets, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche a mis en place un comité de pilotage qui représente le monde des nanosciences, celui les nanotechnologies et les industriels. Chargé de la rédaction des appels d’offre et de la coordination des travaux de recherche, ce comité aura d’autres rôles comme le transfert de technologies entre la recherche publique et l’industrie ou encore le développement de formations dans le domaine des nanotechnologies, favorisant l’émergence d’une nouvelle filière industrielle française.

Une révolution industrielle

Comparant la position de la France pour les publications (3.526 en 2006 soit 5,6 % des publications mondiales) à sa position pour les brevets (290 brevets en 2005 soit 2 % des brevets mondiaux), Valérie Pécresse a déploré la faible capacité de la France à transformer les recherches en réussites industrielles. Ce nouveau plan en faveur des nanotechnologies devrait permettre de combler cette faiblesse pour participer au mieux à ce que la ministre qualifie de révolution industrielle. Mais cette révolution à venir commence à susciter bien des inquiétudes. Un débat public sera organisé à l’automne sur l’impact des nanotechnologies sur la santé et l’environnement.

Posté le par La rédaction


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