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Le Falcon 10X, un jet d’affaires « augmenté »

Posté le par Jeanne PÉRIÉ dans Espace

Le marché de niche du jet d’affaires est réservé à un petit nombre d’entreprises à cause des exigences techniques particulièrement élevées et du faible nombre de clients potentiels. La société Dassault Aviation rivalise de créativité face à ses concurrents : son petit dernier, dénommé « Falcon 10X », dans la catégorie des jets d’affaires, allie très hautes performances et confort extrême.

Les jets d’affaires sont utilisés en tant que moyens de transport individuel en lieu et place d’un voyage dans un avion de ligne standard. Les voyages en jet autorisent une grande flexibilité (puisque c’est le passager qui décide des horaires de décollage et du nombre d’escales), une totale confidentialité, une arrivée dans un aéroport parfois inaccessible aux avions standards, un confort inégalé (certains jets, comme le Falcon 10X, sont équipés comme des studios, avec cuisine équipée, salon et chambre avec salle de bain).

Ce moyen de transport est cependant inaccessible au commun des mortels car le Falcon 10X, par exemple, coûte soixante-quinze millions d’euros à l’achat et son entretien annuel est estimé à une somme comprise entre six cent mille et sept cent mille dollars. Et il faudra être patient car il ne sera disponible qu’en 2025.

Quelques caractéristiques techniques du Falcon 10X : légèreté, résistance et aérodynamisme

La voilure du Falcon 10X est constituée en matériaux composites, et en particulier en fibre de carbone. Ce matériau est aussi résistant que l’acier, mais pèse nettement moins lourd. De plus, la forme de cet avion est optimisée vis-à-vis des courants d’air. Ces trois caractéristiques minimisent dans la mesure du possible la consommation de carburant de l’avion.

En effet, un avion ne peut décoller que si l’air exerce une force verticale assez importante pour compenser le poids de l’avion.

En mouvement, l’avion subit une force de la part de l’air qui peut se décomposer en deux composantes, l’une de direction verticale et orientée du bas vers le haut, qu’on appelle « portance » et l’autre de direction horizontale et de sens opposé au mouvement, appelée « traînée ».

La traînée et la portance ont des caractéristiques qui dépendent entre autres de la forme du corps et des ailes de l’avion. Le fait que l’air passant sur la surface supérieure de l’aile soit rabattu vers le bas implique une variation d’une grandeur appelée « quantité de mouvement » de l’air qui, selon les première et troisième lois de la mécanique newtonienne, génère l’apparition de la portance. Cette dernière force doit être d’autant plus importante que le poids, et donc la masse, de l’avion sont élevés.

Par ailleurs, la traînée est plus ou moins importante en fonction du profil de l’aile. Un profil défavorable donne naissance à des tourbillons d’air en arrière de l’aile, qui freinent fortement l’avion. Un profil favorable, au contraire, minimisera la résistance de l’air, et donc la consommation de carburant.

Sur l’image ci-dessous, on constate que le Falcon 10X est optimisé du point de vue aérodynamique, car il n’apparaît quasiment aucun tourbillon dans le sillage de l’avion.

Crédits photo :Dassault Aviation

Une exclusivité du Falcon 10X : la vision synthétique combinée

Cet avion possède une assistance très précieuse pour les pilotes : le système de vision combinée (CVS) permettant de « voir » le paysage lorsque les conditions climatiques sont difficiles et/ou lorsqu’il fait nuit. Ce système est issu de la recherche militaire et est embarqué dans l’avion de combat français, le « Rafale ».

Ce système est alimenté par des caméras multicapteurs, placées sur la partie avant de l’avion, qui enregistrent des données simultanément en lumière visible et en ondes infrarouges (les ondes infrarouges sont également appelées ondes de chaleur car elles sont dégagées par des corps chauds tels que le corps humain ou le sol et les bâtiments rayonnant de la chaleur durant la nuit). Ces données sont fusionnées avec des images préenregistrées dans des banques de données et choisies grâce à la position de l’avion, pour former le paysage que les pilotes sont censés voir dans des conditions normales de visibilité.

Ce paysage synthétique est projeté sur des écrans en position haute et en grand angle, ce qui permet aux deux pilotes de voir simultanément la même chose et donc de synchroniser leurs actions.

Cockpit du Falcon 10X. Crédits photo : Dassault Aviation

Ce système a été homologué et confère au vol un niveau de sécurité très élevé pour les passagers.

(Crédits photo de Une : Dassault Aviation)

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Posté le par Jeanne PÉRIÉ


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