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Le management sans manager, une pratique novatrice dans les entreprises françaises ?

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Le management cellulaire deviendra-t-il un modèle d'organisation pour beaucoup d'entreprises ? Exemple de réussite dans une start-up française installée à Grenoble.

« Il vaut mieux avoir des idées que l’entreprise peut nourrir que des idées pour nourrir l’entreprise ». La phrase est de Jim Collins, consultant en management américain dont les travaux ont beaucoup inspiré la méthode de management pratiquée chez Sogilis, ainsi que sa vision de la croissance. Un parti-pris plutôt disruptif dans un environnement high-tech où traditionnellement le risque humain (recrutement) ou financier (investissement) est pris dans la perspective d’une réussite basée sur des tableurs ou des niveaux de diplômes et de grilles prédéfinies par poste.

Autodidacte, passionné d’informatique et entrepreneur dans l’âme, Christophe Baillon a mis en place le management cellulaire au sein de Sogilis dès les premiers pas de son entreprise en 2008. « Geek moi-même, j’ai centré la méthode de recrutement sur ce type de profil, a la fois atypique, enthousiaste, créatif et passionné. Et même au-delà, c’est toute l’entreprise qui a été organisée dans cette vision. » explique-t’il.

Faire confiance, responsabiliser, partager

Ne cherchez pas de cadre dirigeant ou de management intermédiaire chez Sogilis : il n’y en a pas.

Tous les collaborateurs sont mis sur un même pied d’égalité. Ils sont répartis en cellules, chacune ayant sa propre fonction : cellules métiers, commerciales, administratives. Chaque cellule avance sur ses différentes missions avec un objectif simple : la rentabilité de l’activité qu’elle gère. A partir de cela, les contraintes horaires n’existent pas, les ressources et outils employés sont choisis par les équipes dans un esprit d’atteinte de cet objectif, en totale autonomie. Chaque cellule dispose d’un référent qui fait le lien avec les autres cellules.

Lors d’un recrutement, ce sont d’abord les membres de l’équipe qui voient le candidat et qui évaluent son potentiel a intégrer la structure. Cela garantit une meilleure intégration et une prise en main de poste beaucoup plus rapide.

Cette rapidité est renforcée par le principe de travail en binôme notamment sur les parties les plus complexes des projets (codage par exemple).

La cellule commerciale renverse l’approche métier : on reproche souvent dans les sociétés de service aux commerciaux, de vendre l’entreprise et son offre sans concertation préalable avec les équipes techniques. Chez Sogilis la pratique est radicalement différente.

  • Le commercial est avant tout un coach : en étroite collaboration avec les équipes techniques il participe à l’élaboration d’une offre pertinente vis à vis de son marché avec chaque cellule. Il va ensuite proposer cette offre, puis participer à son adaptation jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement en phase avec les attentes des clients ou prospects. ​​​
  • Ce sont ensuite les équipes techniques qui décident d’accepter ou non les projets, elles font la qualification technique et prennent les engagements. 

Résultat : des clients enthousiastes, des salariés engagés, épanouis, qui se sentent acteurs.

Heureux au travail, entreprise prospère ?

« Le premier principe chez nous, c’est que nous faisons confiance au collaborateur par défaut » affirme Christophe Baillon. « Il n’y a ni horaire ni contrainte. Seuls comptent la qualité du service rendu en interne comme à l’externe chez nos clients, et le respect des objectifs. A la quantité, nous préférons la qualité.»

Et ça fonctionne : en 5 ans, Sogilis est passé à un effectif de 3 à 20 collaborateurs pour un CA de 1 million d’euros. Elle poursuit sa croissance , avec comme clients majeurs Thales Avionics, STMicroelectronics et de nombreuses startups du web. Très récemment, Sogilis a été identifiée comme l’une des 5 pépites innovantes à suivre au sein de AEROSPACE CLUSTER.

Pour Christophe Baillon, ce modèle peut contribuer à transformer l’économie, en complément des modèles plus classiques : «  La crise du marché de l’emploi contient une grande part d’inadéquation entre les besoins des entreprises et les profils des personnes disponibles. Ajoutons a cela une génération de jeunes actifs qui attendent de l’épanouissement et de l’accomplissement de soi dans leur mission et on fait le tour d’une bonne partie de la question. En recrutant sur la passion des personnes pour une activité, en leur donnant de l’autonomie, en leur faisant confiance et en les responsabilisant sur les contraintes économiques de l’entreprise, on peut changer les choses, et rendre les gens heureux de travailler. Et le tout en rendant l’entreprise plus efficiente.»

Depuis Janvier 2014, Sogilis va encore plus loin, et accompagne même certains salariés qui ont la fibre entrepreneuriale, à créer leur start-up et leur donne du temps et des moyens pour avancer sur leur projet.

Source : Sogilis
Fondée en 2008 par Christophe Baillon,  lauréat du Réseau Entreprendre Isère. Sogilis est une société d’ingéniérie informatique qui conçoit et développe des logiciels infomatiques sur mesure.

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