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Le coup d'apres

Le coup d'après

Les actualités à suivre : Avion de chasse européen, PPE, Verkor…

Posté le par La rédaction dans Innovations sectorielles

La rédaction vous propose un rapide tour d'horizon sur les informations qui feront l'actualité industrielle dans les jours et les semaines à venir.

SCAF : l’avion du futur à l’épreuve du partage industriel

Le SCAF vise un « système de systèmes » (NGF, drones et combat cloud) pour préparer l’après-2040. Après des mois de frictions sur la gouvernance et le partage industriel, une décision commune est annoncée dans les prochaines semaines.

Au cœur du nœud des réflexions actuelles, une question : qui tient le rôle d’architecte et d’intégrateur entre Dassault Aviation et Airbus Defence and Space, et avec quelles règles de décision ? En parallèle, l’idée d’un SCAF plus « réduit » – en priorisant le combat cloud – refait surface.

La base industrielle existe : la phase 1B (3,2 Md€) cadre la démonstration, mais ne règle pas le « qui fait quoi » du futur contrat. Dans les jours qui viennent, les prises de parole sur la gouvernance du projet devraient se multiplier.

Côté industrie, les alertes sur le rythme et la lisibilité du programme continuent d’alimenter le débat public.

Dans les semaines à venir, le jalon opérationnel est de rouvrir une trajectoire vers la Phase 2, avec financement, workpackages et propriété intellectuelle clarifiés.

Et il faudra compter avec Indra Sistemas, qui pousse pour rester un acteur structurant du triptyque, comme le montre cette séquence côté espagnol.

Publication imminente de la PPE ?

Si Matignon promet une publication « imminente » de la PPE 3 (2025-2035), il reconnaît également que le calendrier reste à préciser, après une séquence politique qui a décalé l’arbitrage nucléaire/EnR.

Pour les industriels, l’enjeu est immédiat : sans décret, difficile de verrouiller des CAPEX (réseau, chaleur, EnR, nucléaire, hydrogène) et d’éviter le « stop-and-go » sur les chaînes d’approvisionnement.

En toile de fond, RTE a recalé le cadrage : son Bilan prévisionnel 2025-2035 met l’accent sur l’électrification des usages et la trajectoire de demande à 2035.

Côté cohérence climat, le Haut Conseil pour le climat a déjà balisé les points durs (robustesse, crédibilité des trajectoires) dans son avis sur la PPE 3.

Dans les prochains jours, le signal attendu est simple : une date de présentation et la séquence de signature/publication au Journal officiel, annoncée pour le début 2026.

Dans les semaines suivantes, la PPE devra se traduire en actes, avec la relance des appels d’offres (dont l’éolien en mer) et la sécurisation des trajectoires pour les filières, aujourd’hui en attente.

Autre point de vigilance, la SNBC 3, dont une version « ultime » est annoncée avant adoption par décret au printemps 2026, ce qui conditionnera la solidité d’ensemble du paquet énergie-climat.

Sur le terrain, la CNDP continue de documenter l’acceptabilité et la méthode, via ses bilans de concertation.

Verkor : Une montée en cadence à suivre

Inaugurée le 11 décembre 2025 à Bourbourg près de Dunkerque, la gigafactory Verkor s’apprête à franchir ses premières étapes critiques. Avec une capacité initiale de 16 GWh par an et environ 600 salariés déjà en poste, l’usine entre maintenant dans sa phase la plus délicate : la production industrielle.

Les premières batteries commerciales sortiront sous peu, pour équiper l’Alpine A390 de Renault, actionnaire à 10 % du capital, avec un défi immédiat : optimiser les cadences et réduire le taux de perte dans la production de cellules lithium-ion, où le moindre défaut peut envoyer un module de 32 kilos au rebut.

Selon Verkor, « l’essentiel du ramp-up industriel se jouera fin 2026 et continuera en 2027-2028 ». L’objectif à terme : atteindre 1 200 emplois directs et produire des batteries pour 300 000 véhicules par an, puis passer à 50 GWh de capacité d’ici 2030.

Troisième gigafactory de la « vallée de la batterie » des Hauts-de-France, Verkor doit maintenant prouver sa capacité à rivaliser avec les géants asiatiques, dans un contexte de marché européen du véhicule électrique moins dynamique que prévu.

Industrie automobile européenne : une année 2026 capitale

L’industrie automobile européenne affronte plusieurs échéances majeures en 2026. Janvier marque l’application de la norme Euro 6e aux premières immatriculations. Le 29 novembre prochain, Euro 7 entrera en vigueur pour les nouvelles homologations, intégrant pour la première fois les émissions des pneus et freins.

Tout au long de cette année, les constructeurs vont bénéficier d’une période de grâce sur les émissions CO₂ : leur conformité sera calculée sur trois ans (2025-2027), évitant des amendes de plusieurs milliards. Parallèlement, 2026 verra se négocier la révision de l’interdiction des thermiques en 2035, avec en jeu la place des carburants de synthèse et la protection de l’industrie européenne face à la concurrence chinoise.

Les dates clés du secteur aérospatial pour les mois à venir

En 2026, le spatial entre en mode cadence : vols habités, montée en puissance des lanceurs européens et missions lunaires/planétaires qui redessinent les priorités industrielles.

  • Début février 2026 : fenêtre de tir d’Artemis II – première mission habitée du programme, avec une opportunité « au plus tôt » le 8 février et des reports possibles sur mars/avril selon essais et météo.
  • 12 février 2026 : prochain vol d’Ariane 6 ; dans le même temps, l’Europe verrouille le retour à une capacité souveraine pour Galileo.
  • Avril 2026 : SMILE ouvre une séquence chargée ; l’ESA vise cinq vols Vega-C en 2026, un test grandeur nature de la « normalisation » de la filière.
  • Mai 2026 : sur la route de l’astéroïde, la mission Psyche réalise un survol gravitationnel de Mars (fenêtre annoncée en mai, date exacte dépendante de la trajectoire).
  • Août 2026 : la Chine vise le pôle Sud lunaire avec Chang’e-7 (orbiteur + atterrisseur + rover + « hopper »), attendu comme jalon clé vers une présence robotique durable.
  • Février puis octobre/novembre 2026 : la mission de défense planétaire Hera enchaîne une manœuvre majeure puis un rendez-vous avec le système d’astéroïdes Didymos pour « l’après-DART ».

La capacité à tenir ces jalons (essais cryogéniques, disponibilité pas de tir, supply chain) sera le meilleur indicateur 2026 de la robustesse industrielle du secteur.

Pour aller plus loin

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