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Décryptage

Les bactéries peuvent-elles vraiment engendrer des ondes magnétiques ?

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Des recherches mathématiques ont mené à une nouvelle découverte susceptible de prouver la théorie de l'ADN bactérien pouvant produire des signaux radioélectriques.

Les recherches mathématiques, menées par Allan Widom à la Northeastern University de Boston, ont permis de mettre à jour un mécanisme éventuel qui permettrait à l’ADN bactérien de produire des signaux radioélectriques. Cette preuve « théorique » expliquerait les résultats obtenus en 2009 par le professeur Luc Montagnier, biologiste et virologue, co-lauréat du Prix Nobel pour la découverte du virus du VIH.

Les études de Luc Montagnier avaient fait l’objet de nombreuses controverses, la plupart des chercheurs ayant nié les résultats, car aucune explication sur le mécanisme qui engendre les ondes radioélectriques n’avait été trouvée, c’est désormais fait ! Cette nouvelle découverte devrait attiser les esprits sur ce débat qui n’est apparemment pas clos.

Comment l’ADN bactérien peut émettre des ondes électromagnétiques ?

L’ADN bactérien forme souvent une boucle circulaire et le déplacement d’électrons libres autour de cette boucle pourrait produire différents niveaux d’énergie. Les fréquences de transition entre ces niveaux d’énergie, lorsque ceux-ci sont modélisés comme dans l’étude présente, montrent des signaux de radiodiffusion de 0,5, 1 et 1,5 kHz. Ces fréquences correspondent aux mêmes fréquences mesurées et publiées dans des études menées par Luc Montagnier en 2009.

 Retour sur les travaux de Luc Montagnier et l’origine des ondes magnétiques 

En 2009, avec la parution de deux articles, Luc Montagnier avance une nouvelle théorie : celle des ondes magnétiques. Tout d’abord, un peu d’histoire : l’une des plus grandes controverses du monde scientifique est initiée par un article publié par l’équipe du médecin et immunologiste Jacques Benveniste dans la revue Nature de juin 1988. L’étude publiée conclut que la dégranulation des basophiles a été activée grâce aux anticorps IgE alors que ces derniers sont dilués à tel point que, statistiquement, aucun n’est présent dans la solution : cette découverte est appelée la « mémoire de l’eau ». L’hypothèse repose sur le concept que l’eau, une fois en contact avec des molécules, conserve une empreinte des propriétés des molécules bien qu’il n’y ait statistiquement plus aucune molécule dans l’eau.

Les résultats obtenus provoquent un retentissement important et les expériences, refaites par d’autres équipes, n’aboutissent à aucun résultat. En juillet 1988, après contre-enquête, la conclusion est que : « Le phénomène décrit n’est pas reproductible au sens habituel du terme. Il n’existe pas d’arguments solides pour affirmer que l’anticorps à haute dilution garde une activité biologique, et que l’idée que l’on puisse imprimer dans l’eau la mémoire de solutés y ayant transité est aussi inutile que fantaisiste. »

En 2009, Luc Montagnier publie lui aussi des articles concernant les propriétés de l’eau face à des molécules fortement diluées. Ainsi, il déclare qu’après filtration et donc élimination totale du pathogène (Mycoplasma pireus) présent dans le sang des patients atteints du SIDA, le mycoplasme réapparait une vingtaine de jours plus tard. Il attribue alors ces résultats à la mémoire de l’eau. En ce qui concerne la production d’ondes magnétiques par l’ADN, Luc Montagnier affirme que l’ADN bactérien produit des changements structurels dans l’eau, qui persistent lors de dilutions élevées et qui conduisent à des signaux électromagnétiques.

Le manque d’explications concernant la source exacte de ces signaux électromagnétiques de la part de Montagnier relance la controverse sur les travaux de Benveniste. Il s’exile alors en décembre 2010 à Shanghaï, à l’âge de 78 ans, afin de poursuivre ses recherches.

Conclusion 

Aujourd’hui, certains scientifiques doutent de la valeur de l’étude mathématique qui apporte une explication sur l’émission d’ondes électromagnétiques par l’ADN bactérien, d’autres remettent aussi en cause les résultats obtenus en 2009 par Luc Montagnier. Des travaux plus poussés seront donc nécessaires afin de convaincre la communauté scientifique de la mémoire de l’eau et de l’émission d’ondes électromagnétiques par l’ADN bactérien. Luc Montagnier, lui, s’exclame à la fin d’une conférence en 2007 : « Absence of evidence is not evidence of absence, Carl Sagan ».

Sources : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/66692.htm

 

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