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Monomur, la brique qui n’a ni chaud ni froid

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

Parmi les solutions écologiques pour isoler et chauffer son logement ou encore tirer partie du meilleur de la nature, le monomur, dont l'usage connaît une croissance exponentielle de 2 % par an.

La filière espère atteindre 25 % en 2015. Le monomur recouvre différentes formes et notamment la brique, le béton cellulaire, la pouzzolane (roche volcanique). Selon Pascal Deffaugt, maçon et président de la CAPEB Haute-Savoie, « l’usage du matériau utilisé varie avec le territoire. Dans le nord de la France ou en Alsace, on construit en briques de façon séculaire alors qu’en montagne le bois domine ».

Moins coûteux que l’ossature bois ?

À défaut d’être écologique dans sa fabrication en raison de l’énergie qu’il requiert à la cuisson, le monomur se montre en revanche un matériau sain car sa conception ne nécessite aucun apport chimique. De plus, lors de la fabrication comme en fin de vie, les résidus sont utilisés pour le terrassement.

Sa composition alvéolaire, à l’instar de sa forte inertie, permet d’enregistrer d’excellentes performances thermiques. Avoir recours à une isolation supplémentaire dépend du résultat souhaité. Posé en intérieur, l’isolant permet d’éviter les rainurages des briques propices aux ponts thermiques engendrés par le passage des câbles et conduits. Longtemps suspectée elle-même de multiplier les ponts thermiques, la pose de monomur est réalisée depuis plusieurs années à l’aide de solutions techniques qui les évitent, notamment la maçonnerie à rouler à joints minces.

Plus d’un siècle d’existence

Et Pascal Duffaugt d’expliquer : « Il est des cas de figure, lorsque les surfaces vitrées sont importantes, où il est nécessaire d’avoir recours à des solutions techniques particulières avec des joints pelliculaires afin de faire barrage aux ponts thermiques. La pose de monomur demande une grande rigueur pour poser les bons éléments au bon endroit. Comme pour tous les types de constructions, notamment pour des raisons sismiques, soubassement, sous-sol, vide sanitaire, doivent être en béton et montrer une semelle plane au micron ».

Le béton cellulaire existe depuis la fin du 19e siècle. Sa fabrication actuelle résulte d’un procédé de développement, alors que la brique bénéficie d’une histoire beaucoup plus ancienne. En conclusion : « Construire en monomur, c’est de l’horlogerie de la construction pour un procédé qui demeure moins cher que l’ossature bois, d’où sa croissance. En revanche, on ne pas réaliser plus que du R+5 ».

 

Par Johana Trossat / Éditions Techniques de l’Ingénieur Construction

 

Téléchargez gratuitement les Principaux résultats de l’étude et des tests sur le monomur terre cuite réalisés par le Centre Technique des Tuiles et Briques (CTTB)

Posté le par La rédaction


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