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Afghanistan : ouverture d’un dialogue sur le climat

Posté le par AFP

Un dialogue a été ouvert entre le gouvernement taliban et l’ONU, des donateurs et des organisations non gouvernementales sur l’impact du changement climatique en Afghanistan, a annoncé mercredi l’un des organisateurs.

« C’était la première fois que des responsables gouvernementaux, des universités, des agences de l’ONU, des donateurs, des ONG et la société civile afghane se réunissaient (…) depuis le changement de gouvernement en août 2021 », a annoncé le directeur du Norwegian Afghanistan committee (NAC) à Kaboul, Terje Watterdal.

Trois jours d’échanges, en présentiel et en ligne, ont abouti à la conclusion qu' »une action individuelle et collective est requise en Afghanistan et en dehors », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.

« Les ministères se sont engagés à soutenir pleinement les organisations nationales et internationales pour combattre et réduire l’impact du changement climatique sur l’Afghanistan ».

Responsable de seulement 0,06% des émissions de gaz à effets de serre, l’Afghanistan est le sixième pays le plus vulnérable au changement climatique, selon des scientifiques.

Depuis 1950, ce pays qui figure parmi les plus pauvres du monde, a connu une hausse des températures de 1,8 degré, plus que la moyenne mondiale de 1,5 degré.

Alors que le gouvernement taliban n’est reconnu par aucun pays, il est « nécessaire de dépolitiser » le changement climatique pour agir, selon le directeur du NAC.

« Il ne suffit pas que les ministères afghans, les universités, le secteur industriel et la société civile agissent, mais la communauté internationale doit soutenir les efforts de l’Afghanistan », a-t-il poursuivi.

Il a insisté, en retour, sur l’importance que « soit pris en compte le point de vue des femmes pour lutter contre le changement climatique ». Afin de faire passer ce message, les participants aux discussions étaient à 50% des femmes.

Les talibans ont édicté de nombreuses mesures liberticides contre les femmes, qui sont de moins en moins présentes dans la sphère publique.

– Hiver anormalement sec –

Quelque 80% des plus de 40 millions d’Afghans dépendent de l’agriculture pour leur survie.

Cependant, les changements climatiques et notamment la sècheresse ont poussé des fermiers de la province de Ghazni (centre-est) à passer, en une génération, de la culture du riz à celle du blé puis des légumes.

Le directeur adjoint de l’agence nationale de la protection de l’environnement (Nepa), Zainul Abideen Abid, a assuré que les défis « du changement climatique étaient une priorité pour l’émirat islamique ».

Il a appelé les agences onusiennes « à prendre des mesures pratiques pour mettre en oeuvre des projets de lutte contre le réchauffement climatique ».

Enfin, il a souhaité « l’accès de l’Afghanistan aux mécanismes financiers » nécessaires et que son pays soit invité à la COP-29 en novembre en Azerabaïdjan.

Les talibans avaient déploré de ne pas avoir été conviés à la COP-28 à Dubaï en novembre dernier.

Après un hiver anormalement sec, une grande partie du territoire de l’Afghanistan a enregistré ces dernières semaines des inondations et des crues subites, qui ont fait une centaine de morts et submergé de nombreuses terres agricoles.

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