La Société du Canal Seine-Nord Europe a attribué la construction d’un pont-canal enjambant la vallée de la Somme à un groupement emmené par une filiale de Bouygues, pour un montant total du projet chiffré à 440 millions d’euros, selon un communiqué jeudi.
L’ouvrage de 45 mètres de large, situé à une « trentaine de mètres au-dessus de la vallée de la Somme », « constitue un élément clé du Canal Seine-Nord Europe » et « permettra d’assurer la continuité du canal et de sa navigabilité », détaille Bouygues Construction dans un communiqué.
« Au-delà de sa fonction de franchissement pour les bateaux, l’ouvrage sera également accessible au public », avec des « cheminements piétons et cyclables », des « points d’observation sur la vallée » et des « accès adaptés à tous les publics », précise l’entreprise.
Le projet, « de plus de 440 millions d’euros, est réalisé par un groupement », composé pour la construction de Bouygues Travaux Publics, mandataire, ainsi que sa filiale Bouygues Travaux Publics Régions France, de Razel-Bec ainsi que, pour la partie conception, des entreprises Egis, SBE, ISL Ingénierie, Lavigne Chéron Architectes et Signes Paysages, détaille Bouygues.
Dans le détail, le marché porte sur « la réalisation de 3,13 kilomètres de tracé, comprenant 1,33 kilomètre de pont-canal, deux avant-ports et des sections courantes du canal ».
La société du canal (SCSNE) a précisé dans un communiqué distinct que l’exécution du projet « se décomposera en trois grandes séquences »: études et travaux préparatoires jusqu’à la première partie de 2027, « travaux de construction du Pont-Canal de la Somme jusqu’en 2030 », « essais de navigation et mise en service » entre 2031 et 2032.
Le canal Seine-Nord Europe, infrastructure d’ampleur qui doit relier d’ici 2032 la Seine aux grands ports du nord de l’Europe, fait face à des oppositions grandissantes à mesure que les travaux avancent.
Ce canal de 107 km de long sur 54 m de large vise à intensifier le trafic fluvial dans les Hauts-de-France, avec l’objectif affiché de réduire l’impact sur le changement climatique du transport de marchandises.
Mais certains chercheurs s’inquiètent de fausses promesses, alors que les travaux, lancés en 2022 après plus d’une décennie de préparations, battent leur plein à Montmacq, dans l’Oise, où les engins s’activent pour faire sortir de terre une écluse.
Les opposants dénoncent aussi la flambée du coût total du canal, financé par l’Etat, les collectivités locales et l’Union européenne.
Début janvier, la SCSNE a révisé son estimation du coût total de ce méga-chantier à 7,3 milliards d’euros à prix courants – c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation constatée et projetée jusqu’à la fin des travaux – contre 5,1 milliards d’euros en 2019.
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