C’est la première ingérence numérique visant les municipales détectée par les autorités: un réseau de faux sites pilotés depuis l’Asie du Sud et visant plusieurs candidats à la mairie de Paris a été mis au jour, dans une opération aux visées visiblement « lucratives » et non politiques, a appris l’AFP vendredi de source sécuritaire.
« A ce stade, une opération d’ingérence numérique étrangère ciblant spécifiquement les élections municipales 2026 a été détectée et caractérisée », a écrit vendredi le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN).
La visibilité de cette opération, qui « instrumentalise l’image d’un certain nombre de candidats à Paris », reste assez faible, avec « quelques milliers d’engagements » seulement, a précisé à l’AFP une source sécuritaire.
Elle consiste en la diffusion sur Facebook et sur de faux sites de médias des « contenus générés par IA », polémiques et « très trash », dont le but est de susciter des clics.
Les autorités ont pu établir que l’opération « venait d’une entreprise de communication dont le but est de vendre de l’espace publicitaire », a détaillé cette source, précisant que les motivations des auteurs étaient avant tout « lucratives » et non pas politiques.
L’opération a été pilotée depuis un pays d’Asie du Sud « célèbre pour ses fermes de trolls, mais pas connu pour relayer des attaques contre la France », a commenté la source sécuritaire. Les faux sites de médias utilisés contiennent des contenus dans d’autres langues, a-t-elle précisé.
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