Description du procédé
Fonderie de précision à modèle perdu - Application aux super-alliages
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Fonderie de précision à modèle perdu - Application aux super-alliages

Auteur(s) : Jean-Claude DORIATH, Serge PRIGENT

Date de publication : 10 sept. 2007

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1 - Description du procédé

2 - Performances du procédé

3 - Contrôles métallurgiques et dimensionnels

  • 3.1 - Moyens de CND métallurgiques
  • 3.2 - Moyens de CND dimensionnels
  • 3.3 - Limites des moyens de CND. Plan d’Assurance Qualité
  • 3.4 - Évolution de l’usage des moyens de CND et maîtrise statistique des procédés

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RÉSUMÉ

Cet article traite des caractéristiques de la fonderie de précision à modèle perdu pour une de ses applications les plus modernes, celles des aubes de turboréacteurs. Ce type de fonderie s’applique bien aux matériaux métalliques à hautes caractéristiques mécaniques à chaud comme les alliages à base de nickel ou à base de cobalt, utilisés dans les turbomachines. De plus, la fonderie à modèle perdu permet d’obtenir des tolérances dimensionnelles réduites et des états de surface de haute qualité à des coûts de fabrication considérablement moindres que par toute autre technique d’usinage, classique ou non.

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Auteur(s)

  • Jean-Claude DORIATH : Ingénieur de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA – Lyon) - Fonderie SNECMA – Gennevilliers

  • Serge PRIGENT : Docteur de l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA – Rennes) - GLOBAL R&D ALSTOM POWER HYDRO – Grenoble

INTRODUCTION

Ce dossier traite des caractéristiques de la fonderie de précision à modèle perdu (Investment Casting en langage anglo‐saxon) pour une de ses applications les plus modernes, celles des aubes de turboréacteurs. La description faite des procédés trouve ses limites dans la propriété industrielle des sociétés qui les ont développés et peut être complétée par la bibliographie (en fin de dossier).

On retrouvera ici les étapes bien connues de la fonderie à la cire perdue pratiquée depuis au moins le deuxième millénaire avant Jésus‐Christ en différents lieux de la planète et qui a permis le moulage de très nombreuses œuvres artistiques en bronze remarquables. Citons, entre autres, Donatello (1386-1466) qui le premier depuis l’antiquité coula en Europe une statue équestre.

Les progrès réalisés ces quarante dernières années dans la formulation des matériaux métalliques à hautes caractéristiques mécaniques à chaud ont conduit à la mise au point d’alliages à base de nickel ou à base de cobalt à durcissement structural et à leur emploi dans les composants les plus sollicités en température des turbomachines.

Le recours aux techniques de moulage de précision pour leur mise en forme est particulièrement justifié sinon imposé par les raisons suivantes :

  • ces alliages qui, par définition, sont peu déformables à chaud, ne sont ni forgeables ni facilement usinables ;

  • pour étendre la durée de vie des pièces soumises en fonctionnement aux plus hautes températures, le concepteur de celles‐ci inclut en leur sein un circuit de ventilation parcouru, en service, par un flux d’air destiné à les refroidir ; la technique du noyautage, partie intégrante de tout procédé de fonderie, permet la réalisation de ces pièces creuses ;

  • les formes aérodynamiques complexes de certains composants de turboréacteurs sont obtenues directement de fonderie avec des tolérances dimensionnelles réduites et des états de surface de haute qualité à des coûts de fabrication considérablement moindres que par toute autre technique d’usinage, classique ou non ;

  • la maîtrise des structures métallurgiques par le contrôle des modes de solidification du métal après la coulée et par les traitements thermiques associés permet d’optimiser les propriétés des matériaux en fonction des conditions de service ;

  • enfin, la mise en place de procédures d’Assurance Qualité associées aux performances des moyens de contrôle non destructif permet de garantir l’intégrité de la matière et son niveau de caractéristiques.

On pourra se reporter utilement aux articles Solidification Cristallisation et microstructures [M 58] et Solidification Macrostructures et qualité des produits [M 59] du présent traité.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-m3580

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1. Description du procédé

Les principales étapes du procédé de moulage à modèle en cire perdu sont celles décrites figure 1.

La caractéristique essentielle de ce procédé est de créer une première fois le modèle à une échelle donnée.

Généralement, le modèle est injecté dans un outillage, puis recouvert par un élément céramique appelé carapace. Une fois celui-ci durci, le modèle injecté est éliminé de la carapace.

Dès lors on obtient un moule de fonderie dans lequel de l’alliage en fusion est coulé.

Après refroidissement, enlèvement de la carapace et découpe, chaque pièce est contrôlée individuellement avant d’être vendue au client usineur.

1.1 L’injection sous pression

Un mélange de liant synthétique et d’une charge, à l’état liquide ou pâteux, est injecté dans cet outillage. Ce matériau, en refroidissant, se solidifie et constitue ainsi, une fois extrait du moule, un modèle. Le modèle obtenu est dit « cire » lorsque la charge est de type organique et « noyau » lorsque la charge est minérale.

De nombreux éléments constitutifs de la grappe sont injectés comme, par exemple, le godet, le descendant, la lanterne, les écrans, la couronne d’alimentation, le plateau et tous les autres artifices.

L’étude des produits injectés consiste à définir les artifices qui favorisent le remplissage de l’empreinte des outillages. Le canal d’injection est généralement placé sur le plan de joint des moules d’injection. Un placement judicieux des évents et dégorgeoirs réduit les risques de gaz piégés dans des enfermés.

La prévision des paramètres d’injection s’appuie sur l’expérience. Cette dernière peut être complétée par des calculs numériques de simulation.

  • Les outillages d’injection

    Un outillage d’injection vise à reproduire en creux la pièce à couler et ce, à la déformation de dilatation thermique près.

    Les produits obtenus par le procédé à cire perdue sont parfois creux. Dès lors, il est nécessaire d’ajouter...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) -   Investment casting handbook  -  . Investment Casting Institute, Chicago (1968).

  • (2) - SIMS (C.T.), HAGEL (W.C.) -   The superalloys  -  . John Wiley and Sons (1972).

  • (3) - FLEMINGS (M.E.) -   Solidification processing  -  . Mc Graw Hill (1974).

  • (4) -   Superalloys metallurgy and manufacture  -  . 3e International symposium, Seven Springs Aime. – Clairtor’s Publishing Division (1976).

  • (5) - Mc LEAN (M.) -   Directionally solidified materials for high temperature service  -  . The Metal Society Londres (1983).

  • (6) - BENARD (J.), MICHEL (A.), PHILIBERT (J.), TALBOT (J.) -   Métallurgie générale  -  . Masson Paris (1984).

  • ...

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