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Microscopie optique en champ proche et effet tunnel de photons
Microscopie à sonde locale
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Microscopie optique en champ proche et effet tunnel de photons
Microscopie à sonde locale

Auteur(s) : Frank SALVAN, Franck THIBAUDAU

Date de publication : 10 sept. 1999

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Présentation

1 - Principe du microscope en champ proche

2 - Le microscope à effet tunnel

3 - Le microscope à force atomique et les microscopies de force

4 - Microscopie optique en champ proche et effet tunnel de photons

5 - Instrumentation

6 - Conclusion

Sommaire

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Auteur(s)

  • Frank SALVAN

  • Franck THIBAUDAU : Groupe de Physique des États Condensés (GPEC) Faculté des sciences de Luminy Université de la Méditerranée

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INTRODUCTION

Lapparition en 1982 du microscope à effet tunnel a constitué une révolution dans le domaine des microscopies en introduisant le concept de micro-scopie de champ proche qui est à la base des microscopes à sonde locale. Différentes dans leur principe des microscopies traditionnelles, les microscopies à sonde locale (ou de champ proche) se développent en effet à partir des avancées scientifiques et techniques de la microscopie par effet tunnel. Utilisant toutes le balayage d’une pointe sonde à proximité d’un échantillon, elles fournissent des images qui sont des cartographies à très haute résolution de propriétés spécifiques de la surface de l’échantillon selon le type de sonde utilisé. Diverses propriétés (structurales, électroniques, chimiques, optiques...) et leurs variations locales à l’échelle nanométrique ou subnanométrique peuvent être ainsi imagées et étudiées. Grâce à leur grand pouvoir de résolution, les microscopies à sonde locale prennent le relais des microscopies classiques pour étudier la matière jusqu’à l’échelle atomique.

À l’heure actuelle, après quelques années de développement, de nombreux laboratoires de recherche et de l’industrie utilisent ces instruments d’observation et d’analyse. Ils permettent d’étudier les propriétés locales de surfaces (ou d’interfaces) dans des conditions très variées selon les applications : ultravide pour la physico-chimie des surfaces, milieu liquide pour la biologie et l’électrochimie, atmosphère contrôlée pour toutes sortes de matériaux et pour la métrologie en ligne de certaines applications du domaine recherche et déve-loppement. Le tableau A montre comment par la mesure locale et le contrôle de grandeurs ou quantités physiques (un courant, une force, une capacité, une intensité de rayonnement...), on peut accéder à des propriétés locales caractéristiques d’un échantillon.

Certains microscopes (cf. tableau A) permettent aussi de modifier de façon contrôlée la surface de l’échantillon en particulier en manipulant les atomes de surface ou en créant une réaction chimique locale sous la pointe. Ceci permet la fabrication de structures de taille nanométrique, ou la gravure de motifs. On a donc à la fois des instruments de caractérisation des surfaces de matériaux et des outils de gravure à l’échelle nanométrique.

Il existe une abondante littérature et de nombreux ouvrages de revue sur les microscopies à sonde locale. Dans cet article, nous dégagerons seulement les principales caractéristiques des nouveaux instruments et illustrerons les nombreux champs d’application dans différents domaines de la physique, de la biologie, de la métrologie et des nanotechnologies. Après la description du principe général d’un microscope à sonde locale et de son fonctionnement, nous nous attacherons à étudier de façon plus détaillée les premiers microscopes (STM et AFM ou leurs dérivés). Pour chaque instrument nous montrerons les impacts en recherche fondamentale (physique, chimie et biologie), métrologie et technologie. Nous traiterons ainsi de la microscopie par effet tunnel et de ses applications. Un paragraphe sera consacré au microscope à force atomique et à la microscopie de force et un autre abordera la microscopie de champ proche optique et ses applications. Les problèmes généraux de l’instrumentation seront traités à la fin de l’article.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v2-p895

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4. Microscopie optique en champ proche et effet tunnel de photons

Les lecteurs intéressés pourront également consulter l’article spécialisé [31] de ce traité.

4.1 Généralités

La limite de résolution spatiale atteinte en microscopie optique classique (limite d’Abbe) est de l’ordre de λ/2 où λ est la longueur d’onde du rayonnement. Les ondes électromagnétiques à la longueur d’onde λ qui interagissent avec un objet sont diffractées en deux composantes : d’une part des ondes progressives à basse-fréquence spatiale (< 2/λ) et d’autre part des ondes évanescentes de portée inférieure à la longueur d’onde dans la direction de propagation, mais de fréquence spatiale supérieure à 2/λ dans le plan perpendiculaire. L’optique classique en régime de champ lointain ne traite que les ondes progressives tandis que les ondes évanescentes sont confinées sur des distances bien inférieures à λ, dans le domaine de champ proche. Explorer le domaine de champ proche du rayonnement ayant interagi avec un échantillon permet de détecter des fréquences spatiales dans le plan de l’image bien supérieures à celles détectées en régime de champ lointain, donc de déceler des détails avec une résolution latérale bien inférieure à λ [23].

On distingue généralement deux types de réalisation : le SNOM (Scanning Near Field Optical Microscope) pour le champ proche optique et le PSTM (Photon Scanning Tunneling Microscope) ou STOM (Scanning Tunneling Optical Microscope) pour l’effet tunnel de photons.

HAUT DE PAGE

4.2 Champ proche optique (SNOM)

La microscopie de champ proche optique (SNOM) permet d’obtenir cette résolution sublongueur d’onde, en détectant par une nanosonde les ondes évanescentes diffusées par l’échantillon éclairé en champ lointain (en transmission ou en réflexion) : c’est le mode collection. On peut aussi éclairer l’objet avec une nanosource de taille sublongueur d’onde : c’est le mode illumination. Le signal diffusé par l’objet, dont une partie résulte de la conversion des ondes évanescentes en ondes propagatives, peut être détecté en champ lointain pour...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) -   *  -  IBM Journal of Research and Develop. Vol. 30 no 4 et 5 (1996).

  • (2) -   *  -  Scanning Tunneling Microscopy, Vol. I, II et III, éd. par (R.) WIESENDANGER et (H.J.) GÜNTHERODT, Springer Series in Surface Sciences (20, 28 et 30) Springer (1992, 1993, 1995).

  • (3) - WIESENDANGER (R.) -   Scanning probe microscopy and spectroscopy.  -  Cambridge University Press (1994).

  • (4) - MAGONOV (S.N.), MYUNG-HWAN WHANGBOO -   Surface analysis with STM and AFM.  -  VCH Publishers 1996.

  • (5) - CHUNLI BAI -   *  -  Scanning tunneling microscopy and its application. Springer Series in Surface Sciences 32, Springer 1992.

  • (6) - JOHN DI NARDO (N.) -   Nanoscale characterization of surfaces and interfaces.  -  VCH 1994.

  • ...

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