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Transmission à travers l’eau
Propagation du rayonnement dans les matériaux
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Transmission à travers l’eau
Propagation du rayonnement dans les matériaux

Auteur(s) : Yves COJAN, Gilles KERVERN, Jean-Paul POCHOLLE

Date de publication : 10 mai 1998 | Read in English

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Présentation

1 - Propagation guidée dans les fibres optiques

2 - Transmission à travers l’eau

3 - Propagation optique dans les matériaux

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

  • Yves COJAN : Ingénieur de l’École supérieure d’optique Ingénieur à Thomson-CSF optronique Professeur à l’École nationale supérieure de techniques avancées et à l’École de l’Air

  • Gilles KERVERN : Ingénieur de l’École supérieure de physique et de chimie de Paris - Ingénieur à Thomson Marconi Sonor

  • Jean-Paul POCHOLLE : Chef du Laboratoire Sources laser pour optronique au Laboratoire Central de Recherche (LCR) Thomson-CSF

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INTRODUCTION

Jusqu’en 1970, la technologie de production de fibres optiques d’atténuation linéique convenable à des fins de transmission de l’information par voie optique n’était pas acquise. Il n’était pas rare d’obtenir des atténuations de l’ordre de 100 à 1 000 dB/km avec des fibres en verre classique.

Les premiers travaux concluants ont été obtenus à cette époque par Corning Glass Works, qui obtint alors des fibres de quelques centaines de mètres avec des atténuations inférieures à 20 dB/km, soit 99 % de perte pour 1 km.

La production en série de fibres optiques d’atténuation 0,2 dB/km est maintenant un fait acquis depuis la décennie 1980, soit 5 % de perte pour 1 km.

Aujourd’hui, la technique de la propagation guidée dans les fibres optiques est un domaine d’intérêt en expansion, et de plus en plus manifeste, et de nombreux systèmes, civils comme militaires, l’utilisent comme moyen de transmission de l’information. Pourquoi ?

Par rapport aux systèmes classiques de transmission de l’information, tels que les lignes bifilaires coaxiales, la transmission par voie optique guidée offre de multiples avantages. On peut ainsi citer les caractéristiques physiques et mécaniques suivantes :

  • compacité ;

  • légèreté, avec un gain d’un facteur 20 en comparant fibres optiques en silice et fils de cuivre ;

  • abondance de la matière première, silice notamment ;

  • souplesse et bonne flexibilité ;

  • résistance à la corrosion ;

  • bon isolement électrique entre émetteur et récepteur.

De même, on retiendra les caractéristiques optiques et électromagnétiques telles que :

  • atténuation linéique modérée, de l’ordre de 0,2 dB/km, permettant un grand espacement entre répéteurs ;

  • fréquence porteuse des informations transmises égale à celle de la lumière ( 10 +14  Hz), soit typiquement 10 000 fois supérieure aux fréquences les plus élevées utilisées en radiofréquence ; et par là même un potentiel de bande passante augmenté ;

  • multiplexage en longueur d’onde possible, à des fréquences décalées de quelques gigahertz à quelques 1 000 GHz augmentant d’autant la quantité d’informations transmises ;

  • absence de diaphonie, et discrétion des transmissions ;

  • probabilité inexistante d’intrusion de messages d’erreur ou de fausses informations ;

  • très bonne insensibilité à l’environnement radio-électrique sévère comme la foudre ou les radiations nucléaires.

Les avantages de la fibre optique, tels que rapidement mentionnés précédemment, font que son emploi est maintenant généralisé, dans tous les domaines, civils et militaires, qu’il s’agisse :

  • de liaisons point à point ;

  • de liaisons bus ;

  • de capteurs.

Ainsi, de manière non exhaustive, on peut citer les domaines suivants :

  • les télécommunications civiles ;

  • les réseaux TV câblés ;

  • les transmissions d’image ;

  • les liaisons stratégiques ;

  • le câblage des immeubles sensibles, des ambassades ;

  • le câblage des bases militaires ;

  • le câblage de navires et aéronefs ;

  • les câbles de campagne déroulés par hélicoptères ;

  • les missiles fibroguidés ;

  • les torpilles fibroguidées ;

  • les liaisons sous-marines avec sonars remorqués ;

  • les déports d’antennes radar ;

  • les liaisons sur bâtiments de surface ;

  • les commandes de vol pour avions, hélicoptères ;

  • le gyromètre à fibre ;

  • les hydrophones ;

  • etc.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-e4035

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2. Transmission à travers l’eau

Après avoir rappelé succinctement les propriétés de propagation optique de l’eau pure, nous nous attacherons, dans ce paragraphe, à préciser les caractéristiques de transmission optique à travers l’eau de mer.

En effet, ce milieu de propagation est essentiellement transparent dans le domaine spectral visible, et offre certaines applications dans le domaine de la marine (navires de surface, sous-marins et télédétection par voie aéroportée).

2.1 Cas de l’eau pure

Dans l’infrarouge, au-dessus d’une longueur d’onde de 3 µm, l’eau peut être considérée comme quasiment opaque. Il en est de même dans l’ultraviolet, en dessous d’une longueur d’onde de 0,2 µm.

Le domaine de transparence de l’eau pure concerne essentiellement les étendues spectrales allant du très proche ultraviolet jusqu’au très proche infrarouge.

La figure 18 représente la variation spectrale du coefficient d’absorption α (λ), en m–1, et de la densité optique spectrale par mètre, d (λ) = 0,43 α (λ).

Dans l’infrarouge, la surface de l’eau (0,01 cm d’épaisseur) détermine, du fait de son opacité, sa radiance thermique, en accord avec les lois du corps noir et de Kirchhoff.

Pour cela, il faut connaître son émissivité ε et sa température. La figure 19 fournit cette émissivité ε ainsi que le coefficient de réflexion, ρ = 1 – ε, en valeur moyenne sur le domaine spectral infrarouge allant de 2 à 15 µm de longueur d’onde, en fonction de l’incidence des rayons optiques sur cette surface d’eau.

De même, la diffusion du rayonnement infrarouge du ciel est nulle dans l’eau. Il n’y a d’ailleurs pas de différence significative de ce point de vue entre l’eau pure et l’eau de mer.

La figure 20 fournit l’indice de réfraction spectral de l’eau, et la figure 21 le coefficient de réflexion spectral qui en résulte, pour trois incidences (0, 60 et 80).

Les surfaces d’eaux naturelles contiennent en suspension des solutés et des particules, qui engendrent des effets d’absorption et de diffusion spectrales.

...
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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - GLOGE (D.) -   Wakly guiding fibers.  -  Applied Optics, 10 (10), 2252 (1971).

  • (2) -   L’optique guidée monomode et ses applications.  -  Masson (1985).

  • (3) -   Gaussian approximation of the fundamental modes of graded-indexfibers.  -  Journal of Optical Society of America, 68 (1), 103 (1978).

  • (4) - FRANC, GUILMAIN -   *  -  Notes de cours ENSTA.

  • (5) - UNGER (H.G.) -   Planar Optical Waveguides and fibers.  -  Clarendon Press, Oxford (1977).

  • (6) - MARCUSE (D.) -   Principles of Optical fiber measurements.  -  Academic Press (1981).

  • (7) - BARNOSKI (M.K.) -   Fundamentals of optical...

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