Datations basées sur la radioactivité artificielle et leurs applications
Méthodes de datation radiométrique
P2570 v1 Article de référence

Datations basées sur la radioactivité artificielle et leurs applications
Méthodes de datation radiométrique

Auteur(s) : Bernard BOURDON

Date de publication : 10 juin 2003 | Read in English

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Présentation

1 - Principes généraux

2 - Datations basées sur la radioactivité naturelle et leurs applications

3 - Datations basées sur la radioactivité artificielle et leurs applications

4 - Méthodes basées sur les dégâts d’irradiation

5 - Conlusion. Tableaux récapitulatifs

Sommaire

Présentation

RÉSUMÉ

La datation apporte une information essentielle pour situer certains événements et comprendre nos origines. Le principe général des méthodes de datation radiométrique repose sur l’existence d’isotopes radioactifs, le plus souvent naturels, dont la décroissance peut être suivie dans le temps. Mais de nombreuses méthodes existent, dont certaines ont été développées pour des applications très spécifiques. Cet article présente les principales méthodes en  mettant en avant leurs limites, afin d'aider au choix du lecteur face à une problématique particulière.

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Auteur(s)

  • Bernard BOURDON : Professeur à l’Institut de Physique du Globe de Paris - Chargé de cours à l’Université Paris-VII

INTRODUCTION

Pour les objets dont la mémoire orale ou écrite des hommes a perdu la trace, ou les objets dont la formation précède largement l’histoire humaine, les méthodes de datation apportent une information essentielle pour comprendre l’origine de phénomènes aussi variés que l’évolution des peuplements préhistoriques, l’origine du système solaire, la genèse des gisements minéraux, la dérive des continents ou les éruptions volcaniques. Elles peuvent être appliquées soit aux objets géologiques, soit aux fossiles, soit encore aux objets archéologiques.

Le principe général des méthodes de datation radiométrique repose sur l’existence d’isotopes radioactifs, le plus souvent naturels, dont la décroissance peut être suivie dans le temps. Il faut pour cela établir un instant zéro correspondant à l’évènement que l’on cherche à dater. La multiplicité des méthodes utilisées, parfois développées pour des applications très spécifiques, ne permettra pas d’en rendre compte dans leur intégralité. Nous renvoyons donc le lecteur à des ouvrages plus spécialisés.

Idéalement, pour dater un objet, il faut rechercher la meilleure précision en utilisant le moins possible de matière. Avant de rentrer dans la description des méthodes les plus répandues, nous souhaitons donc faire appréhender au lecteur les critères permettant de choisir une méthode et d’en comprendre les limites (incertitudes analytiques et incertitudes géologiques) pour les utiliser à bon escient. Notre souci est de présenter les méthodes de datation sous un angle relativement pratique sans oublier la rigueur nécessaire à leur utilisation de façon à ne pas outrepasser leur résolution intrinsèque.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-p2570

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3. Datations basées sur la radioactivité artificielle et leurs applications

Il existe d’autres méthodes de datation des phénomènes très récents qui reposent sur la présence dans l’environnement d’isotopes produits par les expérimentations nucléaires réalisées dans l’atmosphère (par exemple : 14C, 3T, 137Cs). À la suite de leur dispersion dans l’atmosphère, ces éléments retombent dans le milieu naturel et, étant donné leur très faible teneur voire leur absence dans le milieu naturel, ils peuvent servir à dater. Nous citerons deux exemples d’utilisation.

Le 137Cs que l’on trouve dans l’environnement se trouvait initialement dans l’atmosphère. Ce radioélément a été ensuite entraîné dans les précipitations et déposé dans les sédiments lacustres ou marins. Connaissant la quantité de 137Cs dispersé au cours du temps, on peut, à partir d’une mesure du 137Cs dans le sédiment, en déduire la vitesse d’accumulation des sédiments sachant que le pic de déposition est estimé être en 1965. Le 137Cs est mesuré par spectrométrie γ. Cette méthode, comme celle avec le 210Pb 2.3, permet d’avoir des estimations sur les vitesses de sédimentation récente . Une des difficultés, qui a tendance à en dégrader la résolution, vient du fait que le sédiment est parfois remélangé lors de son dépôt ce qui contribue à étaler le pic. Il faut signaler, concernant cette méthode, que l’on...

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BIBLIOGRAPHIE

  • (1) - DEPAOLO (D.J.) -   Neodymium isotope geochemistry  -  . 187 p. 1988, Springer Verlag, Berlin.

  • (2) - DICKIN (A.P.) -   Radiogenic Isotope Geology  -  . 490 p. 1997 Cambridge University Press.

  • (3) - FAURE (G.) -   Principles of isotope geology  -  . 589 p. 1986 J. Wiley and Sons.

  • (4) - FAURE (G.) -   Strontium isotope Geochemistry  -  . 188 p. 1972 Springer Verlag.

  • (5) - GEYH (M.A.), SCHLEICHER (H.) -   Absolute Age determination  -  . 503 p. 1990 Springer Verlag, Berlin.

  • (6) - ROTH (E.), POTY (B.) -   Méthodes de datation par les phénomènes nucléaires naturels applications  -  . 631 p. 1985 Masson, Paris.

  • (7)...

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