Contactez-nous
Premier principe de la thermodynamique
Formalisme et principes de la thermodynamique
AF4040 v1 Article de référence

Premier principe de la thermodynamique
Formalisme et principes de la thermodynamique

Auteur(s) : Louis SCHUFFENECKER, Jean-Noël JAUBERT, Roland SOLIMANDO

Date de publication : 10 janv. 1999 | Read in English

Logo Techniques de l'Ingenieur Cet article est réservé aux abonnés
Pour explorer cet article plus en profondeur Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?

Présentation

1 - Les systèmes thermodynamiques

2 - Grandeurs molaires

  • 2.1 - Équations d’état d’une phase uniforme
  • 2.2 - Représentation mathématique d’une fonction d’état
  • 2.3 - Grandeurs molaires partielles

3 - Transformations d’un système chimique

4 - Premier principe de la thermodynamique

  • 4.1 - Bilans conservatifs
  • 4.2 - Premier principe
  • 4.3 - Application aux systèmes chimiques fermés

5 - Deuxième principe de la thermodynamique

6 - Fonctions thermodynamiques énergétiques

  • 6.1 - Transformations de Legendre
  • 6.2 - Transformées de Legendre de l’énergie interne
  • 6.3 - Potentiel chimique
  • 6.4 - Relations de Maxwell
  • 6.5 - Différentielles quelconques des fonctions d’état

7 - Troisième principe de la thermodynamique

8 - Systèmes ouverts

Sommaire

Présentation

Auteur(s)

  • Louis SCHUFFENECKER : Docteur ès sciences - Ingénieur de l’École nationale supérieure des industries chimiques (ENSIC-Nancy) - Directeur des formations à l’École des mines de Nancy (EMN) - Professeur à l’ENSIC et à l’EMN

  • Jean-Noël JAUBERT : Docteur en chimie-physique - Ingénieur de l’École supérieure de chimie de Marseille - Maître de conférences à l’ENSIC

  • Roland SOLIMANDO : Docteur en chimie-physique - Ingénieur de l’École supérieure de chimie de Marseille - Maître de conférences à l’ENSIC

Lire cet article issu d'une ressource documentaire complète, actualisée et validée par des comités scientifiques.

Lire l’article

INTRODUCTION

La thermodynamique, à l’instar des autres sciences exactes (mécanique, électromagnétisme), repose sur un nombre limité de postulats (ou principes) découverts par voie inductive à partir de très nombreuses observations expérimentales, de natures très variées.

A partir de ces postulats, grâce à la possibilité de mettre en œuvre un formalisme mathématique rigoureux, on établit de façon déductive les expressions des lois scientifiques (d’où l’appellation « sciences exactes »).

L’origine expérimentale et macroscopique des lois de la thermodynamique fait que celles-ci sont indépendantes de toute connaissance préalable de la structure intime de la matière et possèdent un caractère général et rigoureux.

Dans le présent article, on applique les lois de la thermodynamique aux systèmes chimiques, c’est-à-dire à des quantités de matière susceptibles de subir des transformations. La réalité est complexe et sa représentation mathématique constitue une modélisation dans laquelle certaines grandeurs, définies comme des propriétés du système, sont en fait des grandeurs mathématiques abstraites qui, par suite de leur importance, sont très utilisées et deviennent alors familières.

Si on considère un récipient contenant un liquide, on admet aisément que sa température puisse être uniforme, par contre, on sait que la pression au fond est supérieure à celle qui règne à sa surface. L’expérience (encore elle !) montre que les propriétés d’un liquide dans les conditions usuelles ne dépendent que très faiblement de la pression, on peut donc légitimement négliger l’influence de la pression. Dans ces conditions, la description et les calculs qui en découlent sont simplifiés, mais il ne faut jamais oublier l’hypothèse simplificatrice et ses limites de validité.

Ainsi, le système thermodynamique de base à partir duquel on va établir des lois thermodynamiques applicables aux systèmes chimiques est supposé être à pression et à température uniformes. D’autres hypothèses simplificatrices sont ajoutées, ce qui conduit au système « thermoélastique monophasique uniforme ». Ce modèle macroscopique permet de décrire très convenablement les systèmes chimiques (réactifs ou non).

Les systèmes industriels sont caractérisés par le fait que, très souvent, ils fonctionnent en « systèmes ouverts » c’est-à-dire avec des transferts de matière. Les lois de la thermodynamique sont encore applicables et si l’installation est dans un état stationnaire, les relations sont d’une remarquable simplicité au regard de la complexité de l’ensemble.

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 92 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-af4040

Article inclus dans l'offre

"Physique Chimie"

(205 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

4. Premier principe de la thermodynamique

La thermodynamique, comme les autres sciences physiques dites « exactes » (électromagnétisme, mécanique…), est construite à partir d'un certain nombre de postulats inspirés des observations expérimentales. Certains d'entre eux sont caractéristiques de la thermo-dynamique et ont une importance particulière, ce sont les « principes ».

4.1 Bilans conservatifs

L’approche phénoménologique des sciences physiques s’appuie sur un postulat fondamental :

Il existe des propriétés d’état extensives conservatives, c’est-à-dire qui ont des valeurs constantes à l’échelle de l’Univers.

(L’Univers étant défini comme l’ensemble (système)  U  (milieu extérieur))

Considérons une propriété extensive Z dont la valeur est Z syst pour un système donné et Z ext pour le milieu extérieur à ce système. On peut définir une valeur Z u de la propriété Z pour l’univers en appliquant la règle d’additivité :

ZU=Zsyst+Zext

En différentiant cette relation, on obtient une loi de variation de Z u :

dZU=dZsyst+dZext

Si la propriété Z est une grandeur d’état conservative, alors dZU=0 ...

Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 95 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Lecture en cours
Premier principe de la thermodynamique

Article inclus dans l'offre

"Physique Chimie"

(205 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre

Sommaire
Sommaire
Logo Techniques de l'Ingenieur

Cet article est réservé aux abonnés.
Il vous reste 92 % à découvrir.

Pour explorer cet article Consulter l'extrait gratuit

Déjà abonné ?


Article inclus dans l'offre

"Physique Chimie"

(205 articles)

Une base complète d’articles

Actualisée et enrichie d’articles validés par nos comités scientifiques.

Des contenus enrichis

Quiz, médias, tableaux, formules, vidéos, etc.

Des modules pratiques

Opérationnels et didactiques, pour garantir l'acquisition des compétences transverses.

Des avantages inclus

Un ensemble de services exclusifs en complément des ressources.

Voir l'offre