Présentation
NOTE DE L'ÉDITEUR
04/01/2021
La norme NF ISO 26000 de novembre 2010 citée dans cet article a été remplacée par la norme NF EN ISO 26000 (X30-026) : Lignes directrices relatives à la responsabilité sociétale (Révision octobre 2020)
Pour en savoir plus, consultez le bulletin de veille normative VN2009 (Novembre 2020).
RÉSUMÉ
La gestion des risques est la mise en œuvre de toutes les dispositions organisationnelles et techniques visant à réduire leur probabilité d'occurrence ou à diminuer leur gravité. Après avoir rappelé les définitions de danger et de risque, de prévention et de protection, l’article fait un point sur les risques de l’entreprise et la nouvelle donne de la RSE, terrorisme et cybercriminalité inclus, l’identification des dangers et la prise en compte de la sécurité lors de la conception des produits et des installations, le facteur humain et la responsabilité juridique, la robustesse et la sûreté de fonctionnement, les risques naturels, la relation sécurité/qualité et le management du changement.
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Jean-Pierre DAL PONT : Président de la Société française de génie des procédés (SFGP), Paris, France - Président de la Société des experts chimistes de France (SECF) - Secrétaire général de la Fédération européenne de génie chimique (EFCE) - Secrétaire général de l’European Society of Biochemical Engineering Sciences (ESBES)
INTRODUCTION
Les sociétés des pays industrialisés comme la France sont des sociétés basées sur la science et la technologie. Ce sont des systèmes de plus en plus complexes ; les éléments qui les composent sont fortement interconnectés : une grève des transporteurs peut paralyser le pays tout entier, une panne d’électricité a des répercussions inattendues (ascenseurs bloqués, absence de feux de signalisation, etc.), leur analyse systémique est devenue essentielle. Nos sociétés modernes sont aujourd’hui des espaces ouverts où la communication revêt une importance extrême, souvent source d’anxiété et de jugements hâtifs. Le risque est mal perçu, qu’il soit naturel ou lié à l’activité humaine et tout particulièrement à l’activité industrielle. C’est une notion largement subjective.
Le Français a longtemps accepté de véritables hécatombes sur son réseau routier où se tuent encore aujourd’hui environ 3 000 à 5 000 personnes par an (10 par jour !) mais il a du mal à accepter un accident du travail, même s’il s’avère que l’employeur a pris en conscience beaucoup de précautions. L’outil industriel est de moins en moins toléré, alors qu’il est la base même de la richesse du pays qui l’accueille. Mais que dire d’un accident comme celui qui a détruit l’usine d’AZF à Toulouse le 21 septembre 2001, à l’origine d’une trentaine de morts et de dégâts considérables ? Que faut-il penser de la tragédie de Bhopal (Inde) qui s’est produite pendant la nuit du 2 au 3 décembre 1994 dont on ne saura jamais si le nombre de victimes est de 5 000 ou 20 000, voire davantage ?
La notion de « développement durable » s’est imposée depuis la seconde guerre mondiale ; c’est une notion fédératrice porteuse d’avenir. Elle repose sur trois piliers : économique sans lequel aucune entreprise humaine ne saurait perdurer, environnemental car il faut protéger notre planète et sociétal ; cette dernière notion sous-entend que l’activité humaine doit prendre en compte les besoins de la société et de l’opinion des individus qui la composent.
La gestion des risques est une composante essentielle du développement durable : à l’échelle d’une nation, d’une commune, d’une entreprise, d’une usine, d’un individu. L’irruption du numérique, que ce soit au travail ou dans la vie de tous les jours, l’explosion de la communication par Internet, et depuis quelques années les actes de terrorisme, rendent nécessaires une nouvelle approche de la gestion des risques.
La gestion des risques est la mise en œuvre de toutes les dispositions organisationnelles et techniques visant à réduire leur probabilité d’occurrence ou à diminuer leur gravité. Dans nos sociétés modernes...
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MOTS-CLÉS
Risque | sécurité | accident | systèmes de management de la sécurité | cybercriminalité | facteur humain | robustesse
VERSIONS
Il existe d'autres versions de cet article :
- Version archivée 1 de juin 2003 par Jean-Pierre DAL PONT
- Version archivée 2 de oct. 2010 par Jean-Pierre DAL PONT
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RÉFÉRENCE BIBLIOGRAPHIQUE
CET ARTICLE SE TROUVE ÉGALEMENT DANS :
Sécurité et gestion des risques
Sources bibliographiques
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