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Chiffre clé : réduire de 70 % les émissions de gaz à effet de serre sauvera la banquise

Posté le par La rédaction dans Environnement

Une étude financée par le ministère américain de l’énergie révèle que seule une baisse de 70 % des émissions de gaz à effet de serre permettrait de sauver les glaces de la région arctique et éviter la montée des eaux. Des résultats attendus, à quelques mois de la conférence de Copenhague.

Le 3 avril dernier, l’Agence Spatiale Européenne publiait des clichés de la péninsule Antarctique, sur lesquels on pouvait voir le début du processus de dislocation de la plate-forme Wilkins. Le lendemain, la plaque en question n’était plus reliée au continent. Le réchauffement des glaces polaires n’est pas nouveau, mais sa rapidité est telle qu’aucun modèle valable n’a encore pu être établi en termes de prévisions.La semaine prochaine sera rendue publique une étude financée par le ministère américain de l’énergie, portant sur le réchauffement climatique et sur ses effets. Selon Warren Washington, « si le monde parvenait à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans une proportion de 70 %, alors nous pourrions stabiliser la menace présentée par le changement climatique ».Chercheur au NCAR (National Centre for Atmospheric Research), Warren Washington est en effet persuadé qu’une baisse dans ces proportions permettrait à la terre d’éviter les pires effets du changement climatique. Le plus important étant que les baisses d’émissions de carbone soient drastiques et continues.

1 °C de marge de manœuvre
Cette diminution des émissions, de 70 %, permettrait d’éviter la disparition des glaces dans la région arctique, et ainsi de stabiliser cette menace, seule façon d’éviter une catastrophe environnementale.Toutefois, Warren Washington ajoute que ces résultats, quoi qu’il arrive, sont la preuve qu’un réchauffement climatique de la terre au 21 ème siècle est quelque chose d’inévitable.Autre donnée intéressante qui ressort de cette étude, et qui illustre le fragile équilibre environnemental qui règne aujourd’hui : une augmentation globale de la température au dessus d’un degré Celsius, sur terre, conduirait à un point de rupture pour le climat de la terre. Une donnée alarmante, quand on connaît les prévisions déjà pessimistes des scientifiques en termes d’augmentation de température.

Le sommet de Copenhague sera capital
En se basant sur l’hypothèse selon laquelle les niveaux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère seront tenus à des niveaux de 450 ppm d’ici à la fin du siècle, les chercheurs tablent sur une augmentation de température de 0,6 °C dans une centaine d’années. Ce résultat tient compte d’une baisse drastique des émissions de CO2, et aboutit à une montée des eaux de 14 cm. Une autre prévision, tablant sur des émissions de gaz à effet de serre suivant leur cours actuel, conclut à une augmentation de température de 2,2 °C, soit une montée des eaux de près de 22 cm.Ainsi, quelques mois avant le très attendu sommet de Copenhague, les résultats de cette enquête sont doubles. D’un côté, l’espoir demeure, puisque une réduction drastique des émissions permettrait d’éviter les pires impacts des changements climatiques. D’un autre côté, et comme l’espère Warren Washington, la baisse des émissions implique des décisions drastiques et strictes. Il est donc très important que le sommet de Copenhague soit l’endroit où ces mesures seront adoptées.

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