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Infographie : Nanomatériaux dans les aliments – Comment contrôler leur innocuité et protéger le consommateur ?

Posté le par La rédaction dans Matériaux, Biotech & chimie

L’application des nanomatériaux dans la vie quotidienne suscite aussi bien de l’enthousiasme que de la crainte selon le champ d’application. S’il y en a bien un qui a suscité de vives réactions en France, c’est l’alimentation. Quels sont les nanomatériaux utilisés, quels sont les effets recherchés, quelles sont les mesures prises par les agences de sécurité pour protéger le consommateur et quelle est la limite des données actuellement disponibles ? Réponses en images dans notre nouvelle infographie.

Les nanomatériaux manufacturés existent dans l’alimentation comme dans beaucoup d’autres domaines, mais leur application dans les aliments est à l’image des nanomatériaux découverts lors des études archéologiques : elle est bien antérieure à l’émergence des nanotechnologies. Ces nanomatériaux sont en effet entrés dans les aliments à partir de 1929, mais c’est grâce au développement de techniques de pointe, comme les microscopies électroniques et l’intérêt pour les formes nanométriques, que nous pouvons les identifier aujourd’hui. Dans le cas des additifs alimentaires inorganiques, ces substances ont ainsi été manufacturées pour obtenir des propriétés spécifiques mais sans volonté initiale de produire des nano-objets. Avec l’amélioration des connaissances et leur diffusion, ajouter telle ou telle substance contenant des nano-objets dans les aliments relève maintenant de l’intentionnalité.

Les connaissances peuvent être encore significativement accrues en travaillant sur une définition harmonisée des nanomatériaux, une amélioration des déclarations et de leur précision dans le registre R-Nano, une campagne de caractérisation de tous les additifs en suivant les recommandations de l’EFSA et des études de toxicité répondant aux lacunes identifiées par l’EFSA. Bien qu’il ne soit pas prévu de registre européen, une confrontation des registres mis en place dans certains pays européens (France, Norvège, Belgique, Danemark et Suède) permettrait de mieux les cibler et mutualiser les efforts de recherche. Si la grande majorité des spécifications des substances employées comme additifs concerne la pureté chimique, l’EFSA propose aujourd’hui de mettre en place des spécifications liées à la taille. Toutes ces améliorations vont dans le sens de l’amélioration de la confiance du consommateur dans les aliments transformés et ultra-transformés.

À l’heure actuelle, le mot nano a été tellement associé à toxicité qu’il est bien difficile aujourd’hui de parler de bénéfices de ces additifs pour les industriels du secteur agroalimentaire. Ainsi, plusieurs groupes français de la grande distribution et industriels de l’agroalimentaire ont annoncé par des campagnes publicitaires renoncer à l’utilisation d’un ou plusieurs de ces additifs dans la composition de leurs produits. Pourtant, l’EFSA a procédé à la réévaluation de ces additifs et n’a pas identifié de risques justifiant un retrait ou une suspension. En France, le dioxyde de titane a particulièrement cristallisé l’attention des associations de consommateurs, qui ont obtenu une suspension (et non l’interdiction) en France, mais sur des arguments que réfute l’EFSA.

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