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Salon Big Data : la donnée, une stratégie d’entreprise

Posté le par Philippe RICHARD dans Entreprises et marchés

Le salon Big Data, organisé à Paris les 12 et 13 mars, a accueilli 250 exposants et près de 16 500 visiteurs. Il confirme la forte croissance de ce secteur. Mais pour en tirer profit, les entreprises doivent avoir un bon niveau de « datalphabétisation » et d’éthique...

Cette 9e édition de ce salon a été l’occasion de faire le point sur cette activité. Ce marché ne connaît pas la crise. Les éditeurs de services Big Data ont généré 57 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2017. Et la croissance devrait être soutenue (une moyenne de plus de 8 % par an) puisque le marché mondial du Big Data pourrait représenter 210 milliards de dollars et 3 % du PIB l’année prochaine.

Dans l’Union européenne, d’ici 2020, la part des produits et services data représenteront 11,8 % des dépenses. Enfin, l’industrie, la finance et le retail sont les trois principaux secteurs d’application du Big Data sur le vieux continent.

Si les projets Big Data s’accélèrent dans les entreprises, la maîtrise des données reste néanmoins au cœur du succès des projets. Car si les données et l’analyse ont historiquement servi à compléter la stratégie business, un changement s’est opéré, en faisant une stratégie d’entreprise à part entière.

Il apparaît en effet que les entreprises ayant un bon niveau de « datalphabétisation » (ou Data Literacy) enregistrent jusqu’à 5 % d’augmentation de leur valeur d’entreprise. C’est ce qui ressort d’une étude commandée par Qlik et réalisée par les universitaires de la Wharton School et le cabinet d’études IHS Markit.

La France dans le trio de tête

À l’heure où le volume de données explose, poussé par l’avènement des nouvelles technologies telles que la robotique et l’intelligence artificielle, la datalphabétisation c’est-à-dire la capacité des salariés à lire, analyser et utiliser les données pour la prise de décisions, et à communiquer à l’aide de ses données dans l’ensemble de l’entreprise, devient un véritable élément différenciateur pour les entreprises.

Bonne nouvelle, la France est le 3e pays européen présentant le plus haut taux de « datalphabétisation » de ses salariés, avec un score moyen de 77,3 selon cette étude réalisée à partir de 604 entretiens. L’hexagone se positionne juste derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne parmi les pays les plus matures en la matière.

À l’échelle internationale, l’Europe détient le score le plus élevé en matière de maîtrise des données contrairement aux autres continents. En effet, 72 % des décideurs européens affirment que la datalphabétisation est « très importante », contre seulement 60 % des décideurs en Asie et 52 % aux États-Unis. Le Japon enregistre d’ailleurs le taux le plus faible à 54,9 %.

Éthique et RGPD

Le traitement et la manipulation des données ne doivent plus être réservés uniquement aux équipes informatiques, mais à tous les niveaux de l’entreprise. C’est pourquoi le besoin de former les collaborateurs à la compréhension et à la maîtrise des données est indispensable et de plus en plus pressant, permettant l’acquisition de nouvelles compétences et la prise de décisions « data-driven ».

Mais à mesure que l’usage de l’intelligence artificielle et du big data se développe dans les organisations, l’éthique doit devenir une priorité dans toute stratégie d’entreprise axée sur les données. Et si les entreprises n’adoptent pas d’elles-mêmes cette attitude, le Règlement général sur la protection des données à caractère personnel (RGPD) est là pour le leur rappeler…

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