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L’usine du futur à la française

Posté le par La rédaction dans Entreprises et marchés

Le plan « Usine du futur » est l’un des 34 plans inscrits dans le nouveau programme industriel « La nouvelle France industrielle » porté par le Gouvernement. Plus robotisée, plus flexible et plus humaine, cette usine sera plus intégrée dans les territoires. Les premiers projets pilotes ont été présélectionnés début mai.

Le plan « Usine du futur » propose sur le papier de développer les secteurs industriels français liés aux technologies de demain. Numérique, interfaces homme-machine, robotique, réalité augmentée, intelligence artificielle, réseaux sociaux sont des exemples de ces secteurs prometteurs. L’objectif affiché est de ne pas rater le coche de cette nouvelle révolution industrielle !

Une feuille de route validée

Le second comité de pilotage des 34 plans de la nouvelle France industrielle s’est tenu le 7 mai 2014 à l’Elysée. La feuille de route du plan « Usine du futur » a été validée. Elle a notamment retenu les 7 premiers projets pilotes qui serviront de vitrines des usines françaises pour l’export, mais aussi pour les entreprises du territoire. Ils seront lancés au 4e trimestre 2014. Une deuxième vague de projets pilotes sera prochainement planifiée avec 11 autres projets pilotes.

Parmi les premiers projets retenus, on trouve notamment le programme pilote 5E dans l’agroalimentaire qui vise à faciliter le financement des équipements industriels réduisant l’empreinte carbone des unités industrielles, les éoliennes off-shore du Havre, les chantiers navals en Bretagne et une unité de conditionnement de bouteilles de gaz liquide.

Le plan a également retenu le procédé de Moulage par Injection de Métal (MIM), porté par Safran. « Ce procédé s’avère être une méthode de façonnage compétitive pour la production, en grand volume, de petites pièces métalliques, aux formes très complexes et précises, avec des propriétés métallurgiques élevées et avec un réel potentiel pour concevoir de manière innovante ces pièces »,  avance le cabinet d’Arnaud Montebourg, ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique.

Enfin, on trouve une ligne pilote de matériaux composites pour l’automobile fabriqués par Excelcar, une société de R & D créée par PSA, et une ligne flexible et automatisée pour des petites pièces en composites dans l’aéronautique.

« Le montant des aides n’est pas encore fixé ; en effet ces différents projets pilotes ont été présélectionnés pour une instruction accélérée. Les dossiers seront finalisés dans les semaines à venir et c’est l’instruction qui suivra qui sera en mesure de définir le montant exact des financements. » précise le cabinet d’Arnaud Montebourg.

Plusieurs aides accompagneront cette nouvelle industrie

Ces vitrines serviront de base de travail pour accompagner la modernisation des PME et des ETI. Leur diagnostic et leurs actions de modernisation se fera sous le co-pilotage des Régions qui financeront des diagnostics industriels pour 2 000 à 3 000 d’entre elles. Le financement des projets de modernisation de ces entreprises et des autres pourra se faire dans des délais très courts par une gamme de prêts de Bpifrance labellisés « Usine du futur ». Ils seront cumulables jusqu’à 12 millions d’euros par entreprise par le biais d’un amortissement accéléré de 2 ans au lieu des 5 à 10 ans habituels.

Ce plan veut aussi coordonner les briques technologiques existantes et développer les technologies nécessaires encore non matures grâce à 6 projets structurants de R&D financés par l’État. Les projets de R&D retenus concernent l’impression 3D, le contrôle non-destructif, la plateforme robotique Industrielle, la Virtualisation et l’Internet des objets, les matériaux composites et la place de l’homme dans l’usine. Les recherches s’étaleront entre 2015 et 2017 pour développer des solutions encore non matures nécessaires au développement de l’usine du futur.

A quoi ressemblera cette usine du futur ?

L’usine du futur sera plus robotisée. Mais Frédéric Sanchez, président du directoire du groupe d’ingénierie Fives, en charge du pilotage de ce plan avec Bernard Charlès, Directeur Général de la société Dassault Systèmes, veut miser sur l’homme et pas seulement sur les machines. Les robots l’assisteront pour améliorer les conditions de travail, s’acquitter des tâches les plus ingrates grâce à des interfaces homme-machine améliorées, mais ne le remplaceront pas. Ce modèle d’usine pourra être exporté dans les pays émergents.

L’usine du futur devra aussi être plus respectueuse de son environnement. Elle misera sur l’éco-conception, l’économie circulaire, économisera les matières premières et abaissera ses rejets. Plus flexible, elle utilisera également des outils de production reconfigurables. Son offre sera plus ancrée au niveau local, plus proche des besoins du marché, s’adaptant plus facilement aux demandes de ses clients. 

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

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