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Risque chimique : les news de novembre 2017

Posté le par Pierre Thouverez dans Matériaux, Biotech & chimie

Voici les principaux événements qui ont marqué l'actualité de REACH et de l'Agence européenne des produits chimiques depuis le 15 octobre 2017.

Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail: l’Anses lance deux appels à projets de recherche pour 2018

Dans le cadre du Programme national de recherche Environnement-Santé-Travail (PNR EST), l’Anses lance comme chaque année ses appels à projets de recherche sur les thèmes santé-environnement et santé-travail. Ainsi, pour l’édition 2018 du PNR EST, deux appels à projets sont lancés ce jour, pour un montant total de financement de l’ordre de 8 millions d’euros. Ce montant est en hausse par rapport à celui de l’édition précédente,  le ministère de la transition écologique et solidaire  ayant décidé d’attribuer 2 millions d’euros supplémentaires pour des projets de recherche sur les perturbateurs endocriniens.

L’Anses procède au retrait de l’autorisation de mise sur le marché du Basta F1, un produit phytopharmaceutique à base de glufosinate

L’Anses a procédé le 24 octobre 2017 au retrait de l’autorisation de mise sur le marché du seul produit phytopharmaceutique à base de glufosinate autorisé en France, le Basta F1, commercialisé par la société Bayer S.A.S, ainsi que des permis d’importation des produits en contenant. Suite au réexamen de l’autorisation de mise sur le marché de ce produit, l’Agence conclut que des risques pour la santé des utilisateurs et des travailleurs, et des personnes présentes à proximité des espaces traités, ne peuvent être exclus.

L’Anses coordonnera l’EJP « One Health », un projet européen de recherche sur les zoonoses alimentaires

Le Programme conjoint européen (EJP) « One Health », coordonné par l’Anses et qui regroupe plus de 40 partenaires de 19 Etats membres, a été retenu par la Commission européenne et démarrera le 1er janvier 2018. Par son implication dans la conception et la mise en œuvre de ce projet, l’Anses contribue à la construction européenne pour l’expertise, au cœur du concept « One Health », et à l’acquisition de connaissances nouvelles dans les domaines des zoonoses alimentaires, de la résistance aux antibiotiques et des risques émergents.

Sulfoxaflor : l’Anses examine les nouvelles données disponibles

L’Anses a autorisé, par décision en date du 27 septembre 2017, deux produits phytopharmaceutiques contenant la substance active Sulfoxaflor, CLOSER et TRANSFORM, commercialisés par Dow AgroScience SAS, autorisations assorties de fortes restrictions des conditions d’utilisation. Le Sulfoxaflor est une substance active insecticide de la classe des sulfoximines, approuvée au niveau européen pour la première fois le 18 août 2015 pour une durée de 10 ans, à l’issue d’une évaluation complète des risques. Si le sulfoxaflor a un mode d’action similaire aux néonicotinoïdes, il se différencie cependant par sa très faible persistance dans les sols (1 à 4 jours contre 120 à 520 jours) et dans les plantes. Il est en outre moins toxique pour les organismes aquatiques et ses métabolites ne sont pas toxiques pour les pollinisateurs.

Forte hausse d’intoxications graves par des champignons. Faites identifier les champignons par un spécialiste !

Face à la forte augmentation du nombre de cas graves d’intoxication liés à la consommation de champignons signalés aux centres antipoison et de toxicovigilance, l’Anses, la Direction générale de la santé (DGS) et les Centres antipoison renouvellent la mise en garde les amateurs de cueillette et rappellent les bonnes pratiques à respecter.

Recommandations de l’Anses pour la mise en œuvre d’une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant

L’Anses publie ce jour les résultats de travaux d’expertise collective visant à proposer les modalités de mise en œuvre d’une surveillance nationale des pesticides dans l’air ambiant en France métropolitaine et dans les départements et régions d’outre-mer (DROM). Fondée sur une liste de 90 substances prioritaires, cette surveillance nationale doit permettre d’évaluer l’exposition chronique de la population générale et les risques sanitaires associés. L’Agence recommande en complément de mettre en place des campagnes de mesures ponctuelles visant à évaluer l’exposition de populations vivant à proximité des sources d’émissions de pesticides, notamment les riverains de zones agricoles.

Épurateurs d’air intérieur : une efficacité encore à démontrer

L’Anses publie ce jour les résultats de son analyse des techniques utilisées dans un objectif d’épuration de l’air intérieur reposant sur les principes du plasma, de la catalyse et photocatalyse, de l’ozonation et de l’ionisation. Ces dernières années, sont en effet apparus sur le marché des équipements revendiquant des propriétés d’épuration de l’air intérieur, ou encore des matériaux de construction et décoration « dépolluants » destinés au piégeage ou à la destruction de nombreux contaminants chimiques et microbiologiques de l’air intérieur. Dans son expertise, l’Agence souligne que les données disponibles ne permettent pas de démontrer l’efficacité et l’innocuité en conditions réelles d’utilisation des dispositifs d’épuration de l’air intérieur reposant sur ces technologies. Elle rappelle par ailleurs que pour réduire l’exposition aux polluants de l’air intérieur, il convient en priorité de limiter les émissions à la source, d’aérer et de ventiler les espaces intérieurs des bâtiments.

Par Pierre THOUVEREZ

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Posté le par Pierre Thouverez


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