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Fabrication additive métallique : structuration d'une technologie en expansion

Publié en novembre 2019

Le marché de la fabrication additive métallique mondial dépasse toutes les prévisions de croissance. Machines, fournitures, matériaux, logiciels, services, toute la chaîne en amont de la production se structure et augmente ses parts de marché.

Les données sur le marché mondial de la fabrication additive métallique sont aujourd’hui issues de différentes enquêtes de cabinets d’études, généralement américains. Les chiffres peuvent donc varier d’une source à l’autre mais tous les rapports vont dans le même sens : le marché de la fabrication additive métallique est en plein essor depuis 2015 et connaît une croissance rapide qui ne devrait pas se démentir avant plusieurs années.

Ainsi, dans son rapport 2019 sur le marché de la fabrication additive avec poudre métallique, le cabinet d’analyse Smartech Analysis évaluait le chiffre d’affaires du marché (machines, équipements, services) à 3,3 milliards de dollars pour 2018 avec une projection de croissance permettant d’atteindre 11 Md$ en 2024.

Du côté de la France, une étude de février 2019 commandée par l’Observatoire de la métallurgie estime à 60,6 M€ le marché de la fabrication additive métallique français en 2018. Sa structure et son évolution suit sensiblement les tendances mondiales.

Selon cette étude, l’activité française en matière de fabrication additive métallique est encore peu structurée pour la production de série et les équipements sont surtout la propriété de centres de recherche et de formation. Le marché est partagé en trois segments assez équilibrés : 30% pour les poudres (19,5M€), 40% pour les équipements (24M€), et 30% pour la fabrication des pièces(17,1M€).

En 2017, les pouvoirs publics ont fait entrer le sujet de la fabrication additive dans le champ de leurs priorités pour soutenir la modernisation de l’industrie française. Dans ce cadre, le gouvernement s’est appuyé sur une feuille de route rédigée sous l’animation de l’Alliance Industrie du futur. Les soutiens vont à la R&D, notamment via les dispositifs d’aides aux programmes investissement d’avenir (PIA) ainsi qu’à l’équipement des entreprises avec pour objectif affiché en 2017 de faire grimper le pays de la 7e à la 5e place en terme de machines industrielles installées, c’est-à-dire de passer de 3 à 9 % du parc mondial dans les 5 ans.

Le soutien passe alors par des dispositifs fiscaux avantageux comme le suramortissement exceptionnel en faveur des investissements de transformation numérique des PME industrielles (loi de finances de 2019) ou encore des prêts « industrie du futur ». En parallèle, le gouvernement a initié le programme 3D Start PME visant à accompagner des PME vers l’utilisation de la fabrication additive.

L'augmentation des aides va de pair avec le développement de nouvelles techniques. Si le parc machine et les pièces métalliques de qualité utilisent aujourd’hui principalement des technologies de fusion laser sur lit de poudre ou de la fusion par faisceau d’électrons, de nombreuses autres technologies sont en train d’émerger. Difficile de prévoir lesquelles finiront par avoir le dessus pour le moment. Parmi ces différents procédés, l’injection de liant sur lit de poudre métallique, Metal binder jetting en anglais (MBJ) est cependant celui qui connaît l’essor le plus important. Le détail de cette technique est à retrouver en dernière partie.

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