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Quels conservateurs utiliser dans les produits cosmétiques ?

Publié en février 2016

Chaque jour, les Français achètent en moyenne 525 000 shampoings, 309 000 produits de soins spécifiques et 157 000 flacons de parfum, soit un chiffre d’affaires  de plus de 16 milliards d’euros !

Les fabricants de cosmétiques sont tenus de garantir la conservation des produits qu’ils mettent sur le marché : l’introduction de conservateurs permet ainsi de protéger les produits cosmétiques des contaminations microbiennes, auxquelles ils sont exposés lors de la production, mais aussi ensuite lors de leur utilisation.

L’interdiction des parabènes en cosmétique a accru l’intérêt pour les conservateurs d’origine naturelle, qui pour autant soulèvent parfois certains problèmes. Reste qu’il est également possible de repenser la fabrication des produits cosmétiques pour l’orienter vers une approche plus écologique en adaptant les paramètres de formulation, de packaging et de conditionnement.

 

SOMMAIRE

GÉNÉRALITÉS ET ENJEUX

On entend par produit cosmétique toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain ou avec les dents et les muqueuses buccales en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d'en modifier l'aspect et/ou de corriger les odeurs corporelles et/ou de les protéger ou de les maintenir en bon état.

 

CONSERVATION DES PRODUITS COSMÉTIQUES

On appelle conservateur toute substance ou mélange de substances permettant de lutter contre la dégradation chimique ou microbiologique d'un produit. Plus particulièrement, les conservateurs antimicrobiens s'opposent aux dégradations d'origine bactérienne ou fongique (champignons microscopiques ou levures).

 

LES CONSERVATEURS DE SYNTHÈSE

Même si plusieurs dizaines de conservateurs antimicrobiens de synthèse sont autorisées (tableau 1), le formulateur se contente généralement de quelques-uns d'entre eux qui sont fréquemment utilisés.

 

LES CONSERVATEURS NATURELS

Parmi les conservateurs naturels, on peut distinguer les huiles essentielles, les extraits et certaines huiles végétales. Ils sont tous obtenus à partir de matières premières végétales, mais selon des procédés distincts plus ou moins techniques et innovants définissant le type de molécules extraites (volatiles ou non par exemple), ainsi que la galénique finale (liquide, poudre, pâte...). De nombreux végétaux possédant une activité antimicrobienne, on retrouve cette activité dans les extraits, mais la quantité d'actifs est souvent moindre. Aussi, avant d'en envisager une utilisation optimale dans un produit fini, il est souvent nécessaire de procéder à des étapes d'enrichissement, voire d'isolement de molécules actives. De plus, une décoloration ainsi que l'ajout d'un support solide (type maltodextrine ou silice) sont souvent à prévoir pour optimiser l'utilisation du produit en tant que matière première cosmétique aisément formulable.

 

CONCLUSION ET PERSPECTIVES

Malgré l'essor de la chimie de synthèse dans des domaines comme l'industrie pharmaceutique, la tendance actuelle du marché de la cosmétique est aux produits naturels : sans colorants, sans conservateurs, sans parfum, conditionnés dans des flaconnages recyclables ou biodégradables. Parmi toutes ces contraintes, la suppression des conservateurs chimiques n'est malheureusement pas la plus simple. Néanmoins, comme cela a été exposé, des solutions existent.

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