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La prévention du risque sur les sites industriels, une affaire d'amélioration continue

Publié en novembre 2020

La prévention du risque sur les sites industriels est une charge de longue haleine. Formation, expertise, audit… les moyens sont nombreux pour améliorer la sécurité des sites industriels et prévenir tous les types de risques.

Aussi, et peut-être surtout, l’expérience et le retour d’expérience quant aux accidents passés permet de réévaluer et d’ajuster les règlements existants, dans un but d’amélioration continue.

A ce titre, l’incendie du site de Lubrizol, les 26 et 27 septembre 2019, est un bon cas d’étude. L’accident en lui-même a eu un énorme écho pour les populations : en effet, les incertitudes sur la toxicité des fumées, sur la présence d’amiante dans le panache ont créé confusion et peur, surtout chez les populations alentour.

Plus d’un an après cet incident, les services compétents, l’Ineris principalement, ont analysé le déroulement de l’événement, les décisions prises et les conséquences de cet accident pour évaluer la qualité de la réponse fournie par les autorités et les pistes d’amélioration possibles. De fait, ces analyses a posteriori ont permis, entre autres, de mettre en place une nouvelle réglementation, à la lumière des lacunes relevées dans les process de gestion de crise existants.

Ces nouvelles réglementations, présentées récemment par la DGPR (Direction générale de la prévention des risques), seront mises en application dès le début de l’année prochaine. Ces textes renforcent d’une part les obligations des sites Seveso, ainsi que les prescriptions relatives à la prévention des risques d’incendie et à la limitation de leurs conséquences, dans les stockages de liquides inflammables et combustibles ainsi que dans les entrepôts. Cela inclut entre autres l’interdiction de certains types de récipients mobiles fusibles, progressivement.

 

A y regarder de plus près, on comprend que les enjeux sont nombreux : coordination des services, récolte des données, traitement de ces dernières… L’ensemble de ces mécanismes permettant une approche plus efficiente des phases accidentelles et post-accidentelles. En particulier, la récolte et le traitement des données ont été mis en avant comme des pistes d’amélioration possibles : en effet, mieux coordonner ces actions, optimiser les temps de traitement des données pour obtenir le plus rapidement possible des informations fournissant une aide capitale dans les prises de décision, sont des sujets sur lesquels des actions ont été mises en place, notamment via les nouvelles réglementations post-Lubrizol.

 

Ensuite, qu’est-ce qui est mis en place en amont pour prévenir le risque d’accident ? Une grosse partie des solutions mises en place se concentrent sur la formation. Formation sur la prévention, sur le risque chimique, explosif… Tout cet arsenal permet de faire monter en compétences les personnels exerçant sur des sites de stockage de substances dangereuses. Aujourd’hui, la mise en place d’une réglementation contraignante depuis des années sur le stockage des produits dangereux, leur listing, leur dangerosité, permet un suivi et la mise en place de principes de prévention très spécifiques. Pour mettre tout cela en œuvre, les besoins de formation sont importants. La mise en œuvre, dès le mois de janvier prochain, des nouvelles réglementations post-Lubrizol devrait dans ce sens s’accompagner de tout un éventail de nouvelles formations, pour implémenter ces directives le plus efficacement possible sur les sites industriels concernés.

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