Évaluez la fréquence de fuite sur canalisation
Études des dangers : banques de données et pondération des valeurs
FIC0541 v1 Fiche pratique

Évaluez la fréquence de fuite sur canalisation
Études des dangers : banques de données et pondération des valeurs

Auteur(s) : Olivier IDDIR

Relu et validé le 27 nov. 2016 | Read in English

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Présentation

1 - Évaluez la fréquence de fuite sur canalisation

2 - Pourquoi vouloir pondérer les valeurs issues des banques de données ?

3 - Comment pondérer ?

4 - Les méthodes de pondération

5 - Notre conseil

  • 5.1 - Évaluez l’intérêt de pondérer les fréquences de fuite issues des banques
  • 5.2 - Justifiez les facteurs de pondération retenus dans le cadre des EDD

6 - Erreurs à éviter

  • 6.1 - N’appliquez pas une approche de type 1 en utilisant une répartition statistique d’un secteur d’activité autre que celui étudié

7 - Foire aux questions

8 - Glossaire

Sommaire

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Auteur(s)

  • Olivier IDDIR : Ingénieur d’affaire, service Expertise et Modélisation, Division QHSES, Technip

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INTRODUCTION

La quantification des risques industriels nécessite d’évaluer les deux composantes du risque que sont la probabilité et la gravité de phénomènes dangereux tels que les incendies ou les explosions.

De plus en plus, l’évaluation de la probabilité repose sur la mise en œuvre de méthodologies dites probabilistes qui prennent en compte de nombreux paramètres parmi lesquels on peut citer la fréquence des événements redoutés, les probabilités de défaillances des barrières de sécurité et les probabilités d’inflammation.

Ces différents paramètres peuvent être quantifiés en ayant recours à des banques de données. Cette manière de procéder a pour principal intérêt d’être relativement simple à mettre en œuvre. En revanche, une question subsiste : les valeurs rapportées dans les banques de données sont-elles représentatives du cas étudié ?

Dès lors, afin d’adapter les valeurs issues des banques au cas étudié, il est fréquent que l’analyste « pondère » les valeurs pour tenter de retranscrire certaines spécificités du cas étudié. Dans le cadre des analyses de risques quantifiées, le paramètre le plus fréquemment « pondéré » est incontestablement la fréquence de fuite sur canalisation.

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DOI (Digital Object Identifier)

https://doi.org/10.51257/a-v1-fic0541

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1. Évaluez la fréquence de fuite sur canalisation

Les fuites sur canalisation représentent une part importante des événements redoutés identifiés dans les analyses de risques réalisées dans le cadre des études de dangers (EDD) mais aussi dans le cadre des analyses de type QRA (Quantitative Risk Assessment). Pour quantifier de tels événements, deux approches coexistent.

  • l’approche « directe » consiste à allouer à l’événement redouté une fréquence extraite d’une banque de données. Par exemple, pour quantifier l’occurrence d’une fuite sur canalisation, une des méthodes couramment utilisée consiste à extraire une fréquence d’occurrence de fuite dite linéique (/an.m) d’une banque de données et à la multiplier par le métré de la canalisation.

  • L’approche par calcul consiste à évaluer la fréquence de l’événement redouté à partir de la quantification des fréquences des événements initiateurs et des probabilités de défaillances des mesures de prévention à l’aide d’un arbre de défaillances (cf.Études des dangers : arbre de défaillances [FIC 0535]) ou d’une approche de type LOPA (cf.Études des dangers : méthode LOPA [FIC 0538]).

À ce jour, l’approche « directe » est généralement retenue pour les événements redoutés de type perte de confinement sur capacité (fuite ou rupture sur capacité de stockage, réacteur, etc.). Cette approche est aussi privilégiée...

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